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wsjreuters+1iranintl+1L'Iran a obtenu des photographies satellites haute définition d'une installation militaire américaine en Jordanie auprès de sources chinoises avant une attaque en juillet qui a tué trois soldats américains, selon un rapport du Wall Street Journal News Corp citant des responsables américains au fait du dossier. Cette révélation représente ce que les responsables ont décrit comme la preuve la plus définitive à ce jour que l'aide chinoise à l'Iran pendant la guerre en cours a entraîné des pertes américaines.wsj
La frappe a visé la base aérienne Muwaffaq Salti en Jordanie le 17 juillet, lorsque des missiles balistiques et des drones iraniens ont touché l'installation, y compris des logements préfabriqués où vivaient et dormaient les troupes américaines. Le Pentagone a identifié plus tard les défunts comme étant la soldate Isabella Gonzales, 19 ans, de Carrollton, Texas ; le premier lieutenant Tyler James Feehan, 25 ans, d'Ewa Beach, Hawaï ; et le sergent Angel S. Rampersad, 28 ans, d'Ozone Park, New York. Ces décès figurent parmi les premiers causés par des tirs iraniens directs depuis les premiers jours du conflit, qui a débuté fin février.cbsnews+2
Les responsables américains affirment avoir désormais lié directement les images satellites d'origine chinoise à l'attaque, bien que l'étendue totale du canal de renseignement entre Pékin et Téhéran fasse toujours l'objet d'une enquête.wsj
Cette découverte s'appuie sur des mois de preuves accumulées. En avril, Reuters a rapporté que l'Iran avait secrètement acquis un satellite de reconnaissance chinois, le TEE-01B, développé par la société chinoise Earth Eye Co., lui permettant d'observer des sites militaires américains à travers le Moyen-Orient. En mai, le département d'État a sanctionné plusieurs entités basées en Chine pour avoir fourni des images satellites ayant permis des frappes iraniennes contre les forces américaines, dans le cadre d'un ensemble plus large ciblant 11 entités et trois individus. Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré à l'époque que les sanctions visaient à "tenir les entités basées en Chine responsables de leur soutien à l'Iran".reuters+2
Pékin a nié à plusieurs reprises fournir une assistance militaire à Téhéran. Le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté les allégations précédentes comme étant fabriquées, déclarant que "certaines forces ont récemment été impatientes de fabriquer des rumeurs et de les lier malicieusement à la Chine".reuters
Cette divulgation survient le jour même où le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que l'Iran et la Chine sont "déterminés à élargir la coordination et la coopération multilatérale", ajoutant que les deux nations considèrent l'"unilatéralisme belliqueux" américain comme allant à l'encontre des intérêts mondiaux partagés. Elle survient également au milieu d'une nouvelle série d'hostilités : les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens le 8 septembre, provoquant des attaques de missiles iraniens sur 10 navires près du détroit d'Ormuz et sur des installations américaines en Jordanie. Les frappes iraniennes de cette semaine ont de nouveau endommagé des avions militaires américains à Muwaffaq Salti, la même base où les trois soldats ont été tués en juillet.iranintl+2
Le cycle croissant de violence et l'approfondissement des liens militaires entre la Chine et l'Iran posent désormais un défi croissant pour l'administration Trump alors qu'elle cherche à contenir un conflit qui a déjà coûté la vie à au moins 17 militaires américains.pbs