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politico+1kyivpost+1aljazeera+1Le président Donald Trump a révélé mardi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont eu trois heures de discussions avec une délégation iranienne en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, marquant les premières discussions de haut niveau entre les deux parties depuis l'échec des négociations en Suisse en juin.
"C'était une très bonne réunion", a déclaré Trump aux journalistes lors d'une rencontre bilatérale avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Je ne peux pas imaginer pourquoi ils ne voudraient pas." Il a ajouté qu'une autre session était prévue "dans un avenir très proche", tandis que Witkoff a simplement déclaré : "Je me sens très bien en ce moment".politico+1
La réunion a eu lieu le jour même où Trump a utilisé son discours devant la 81e Assemblée générale de l'ONU pour lancer un ultimatum sévère à Téhéran. "Un accord sera-t-il conclu avec l'Iran qui leur permettra de reconstruire et de créer un pays bien plus grand qu'il ne l'a jamais été ?", a demandé Trump aux délégués réunis. "Ou dois-je anéantir la République islamique et le faire rapidement ?" La plupart des membres de la délégation iranienne ont quitté la salle pendant le discours, selon le Kyiv Post.aljazeera+1
Les médias d'État iraniens ont confirmé que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait rencontré Witkoff et présenté les conditions de Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz. Selon Israel Hayom, le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a assisté à la majeure partie de la session en tant que médiateur, et les discussions avaient été organisées à l'avance malgré les déclarations antérieures de l'administration selon lesquelles aucune réunion n'était prévue.jpost+1
Les conditions de Téhéran comprenaient la levée immédiate du blocus naval américain, le déblocage de tous les avoirs iraniens gelés et la fin des combats sur ce qu'il appelle les "fronts de résistance". Middle East Eye a rapporté que l'Iran semblait avoir durci sa position depuis juin, un porte-parole du CGRI déclarant que Téhéran exige désormais la totalité des 24 milliards de dollars d'avoirs gelés à l'avance plutôt que par étapes, et souhaite que le blocus saoudien sur les zones du Yémen contrôlées par les Houthis soit inclus dans tout accord.middleeasteye+1
Le fossé entre les deux parties reste important. Le diffuseur saoudien Al Arabiya, citant un responsable américain ayant assisté aux discussions, a rapporté que les perspectives d'un accord restent limitées et que les États-Unis ont rejeté la demande de l'Iran de lever le blocus. Les responsables israéliens ont estimé qu'il est peu probable que l'une ou l'autre partie accepte les conditions de l'autre, selon Ynet.ynetnews+1
Trump a prédit qu'un accord pourrait être conclu après les élections de mi-mandat de novembre, tout en insistant sur le fait que le vote ne façonnerait pas son approche. "La seule chose qui compte, c'est que l'Iran n'aura jamais d'arme nucléaire", a-t-il déclaré. S'exprimant plus tard avec des dirigeants arabes à l'ONU, Trump a adopté un ton optimiste, affirmant qu'il y avait "beaucoup d'élan" vers un accord. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit s'adresser à l'Assemblée générale mercredi.kyivpost+2