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cnbcreuterspolitico+2Alors que le président Donald Trump concluait cette semaine une visite d'État de deux jours à Pékin, une tendance parallèle a attiré l'attention des analystes de politique étrangère : plusieurs des alliés les plus proches de Washington ont indépendamment construit des relations commerciales et diplomatiques plus fortes avec la Chine, poussés par l'incertitude concernant la politique commerciale américaine et les droits de douane généralisés.
Une analyse du Council on Foreign Relations publiée le 14 mai par Clara Fong a souligné comment des pays comme le Canada, le Royaume-Uni, la France, la Corée du Sud et l'Australie ont cherché à diversifier leurs partenariats économiques avec Pékin. L'article est paru alors que Trump et le président chinois Xi Jinping tenaient des discussions sur le commerce, l'Iran, Taïwan et les achats d'énergie.cnbc+3
L'exemple le plus frappant a eu lieu en janvier, lorsque le Premier ministre canadien Mark Carney s'est rendu à Pékin et a annoncé un accord "préliminaire mais historique" pour autoriser l'entrée de jusqu'à 49 000 véhicules électriques chinois au Canada avec un taux tarifaire de 6,1 %, un revirement spectaculaire par rapport à la surtaxe de 100 % qu'Ottawa avait imposée en phase avec Washington en 2024. En retour, la Chine a accepté de réduire les droits de douane sur les graines de colza canadiennes d'environ 85 % à environ 15 %. Le Canada s'est également fixé pour objectif d'augmenter ses exportations vers la Chine de 50 % d'ici 2030.politico+3
Quelques jours plus tard, le Premier ministre britannique Keir Starmer a visité Pékin et a obtenu un accord réduisant les droits de douane chinois sur le whisky écossais de 10 % à 5 %, un accord que le gouvernement britannique a évalué à 250 millions de livres sterling sur cinq ans. Le président français Emmanuel Macron a effectué sa quatrième visite d'État en Chine en décembre 2025, axée sur le rééquilibrage commercial et le dialogue stratégique avant la présidence française du G7.reuters+3
En Asie de l'Est, la Corée du Sud, la Chine et le Japon ont tenu leur premier dialogue économique trilatéral en cinq ans en mars 2025, convenant de poursuivre un accord de libre-échange régional alors que Trump menaçait de relever les droits de douane sur les exportations sud-coréennes à 25 %. La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a visité la Chine fin avril alors que Canberra continuait de stabiliser ses relations avec son plus grand partenaire commercial.nytimes+3
Les analystes affirment que cette tendance ne reflète pas un réalignement global, mais une stratégie de couverture. Oxford Economics a décrit l'accord du Canada comme un "changement significatif" de politique commerciale visant à diversifier les sources pour réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis. Le Conseil européen des relations étrangères a noté que l'Europe et la Corée du Sud sont toutes deux confrontées à la "tentation de poursuivre des relations plus approfondies avec Pékin" pour se protéger contre la politique américaine imprévisible.icis+1
Le président du CFR, Michael Froman, a écrit sur les réseaux sociaux cette semaine que le sommet Trump-Xi visait à "gérer la stabilité, pas à résoudre les problèmes en suspens", et a reconnu que Pékin a utilisé la période de détente relative pour "consolider son autonomie technologique". Le défi pour Washington est que ses propres alliés semblent arriver à la même conclusion — et agir en conséquence.cfr