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reutersreutersinfra.economictimes.indiatimesUn drone a frappé un pétrolier près du terminal irakien de Bassora jeudi, alors que le trafic dans le détroit d'Ormuz tombait à son plus bas niveau depuis mai, avec seulement trois navires de marchandises traversant la voie navigable ce jour-là dans un contexte de reprise des combats entre les États-Unis et l'Iran.
Le ministère irakien du Pétrole a indiqué que les opérations de chargement se poursuivaient normalement après l'incident, qu'il a décrit comme le signalement par un pétrolier d'un "objet étranger" à proximité, n'ayant causé ni incendie ni dommage. Le chef de la société pétrolière d'État irakienne SOMO, Ali Nazar, a déclaré à Reuters que l'incident "ne vise pas le terminal pétrolier de Bassora. Sa cible est ailleurs. Le chargement se fait à des taux normaux en fonction de la disponibilité des navires".tankstorage+1
Par mesure de précaution, le pétrolier a été remorqué hors du port. L'incident est survenu un jour après qu'un autre drone s'est écrasé dans le port irakien de Faw sans causer de dégâts, selon l'agence de presse officielle irakienne.reuters+1
L'attaque au drone de Bassora s'ajoute à une situation sécuritaire qui se détériore rapidement dans tout le golfe Persique. Reuters a rapporté vendredi que seuls trois navires de marchandises avaient traversé le détroit d'Ormuz jeudi, aucun très grand transporteur de brut ou méthanier ne passant pour le deuxième jour consécutif. La plupart des navires se sont arrêtés ou ont fait demi-tour après les récentes attaques iraniennes et le rétablissement d'un blocus américain sur le transport maritime lié à l'Iran.reuters
La crise s'est intensifiée brutalement après que l'Iran a attaqué trois navires naviguant dans le détroit vers le 7 juillet, un pétrolier ayant pris feu au large des côtes d'Oman après avoir été touché par un projectile, selon les opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni. Le CGRI iranien a par la suite déclaré le détroit fermé "jusqu'à nouvel ordre". Les États-Unis ont réagi par des frappes sur plus de 300 cibles militaires iraniennes au cours de trois nuits d'opérations.reuters+2
Malgré l'arrêt quasi total du trafic ouvert, des signes indiquent que certains navires continuent de transiter sous un risque élevé. Une poignée de pétroliers ont effectué des transferts de navire à navire au large des côtes d'Oman, déchargeant leurs cargaisons sur d'autres navires après avoir traversé le détroit. Des navires ont également été observés naviguant "dans le noir" — en éteignant leurs transpondeurs — avant de réapparaître en dehors du golfe d'Oman, ce qui suggère des traversées clandestines.infra.economictimes.indiatimes+1
CNBC a rapporté que le transit avait déjà chuté d'environ 60 % dimanche dernier par rapport à la semaine précédente, avec seulement 14 navires traversant ce jour-là. L'Organisation maritime internationale de l'ONU avait précédemment averti que "tout transit par le détroit devrait être évité jusqu'à ce que les conditions de sécurité nécessaires soient en place".news.un+1
Cette nouvelle escalade a fait grimper les prix mondiaux de l'énergie et a laissé la route maritime pétrolière la plus importante au monde dans un état de blocus effectif pour la deuxième fois depuis le début de la guerre américano-iranienne fin février.reuters