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aljazeera+1miamiherald+1bbc+1Le réseau électrique national de Cuba est tombé en panne pour la deuxième fois en cinq jours vendredi, plongeant l'île de près de 10 millions d'habitants dans l'obscurité et intensifiant ce que les observateurs décrivent comme l'une des pires crises humanitaires du pays depuis des décennies.
La panne de vendredi a fait suite à un effondrement similaire le lundi 6 juillet, portant le nombre total de coupures nationales à au moins quatre depuis le début de 2026. Les autorités ont attribué cette dernière défaillance à "une fluctuation des paramètres" à la suite d'une panne sur une ligne de transmission reliant les provinces. L'Union électrique de Cuba, entreprise d'État, a annoncé une "déconnexion totale du système électrique national" lors de la panne de lundi et a déclaré qu'elle enquêtait sur la cause.aljazeera+3
Les pannes répétées du réseau découlent d'un blocus sur le carburant imposé par les États-Unis à partir de février 2026, qui a contraint les principaux fournisseurs de pétrole de Cuba à interrompre leurs livraisons. L'infrastructure électrique vieillissante de l'ère soviétique, déjà mise à mal par des décennies de sous-investissement, a flanché face à la pénurie. Ces derniers jours, les déficits de production ont dépassé 2 000 mégawatts aux heures de pointe, laissant les deux tiers du pays sans électricité simultanément. Des résidents de certaines parties de La Havane et des zones rurales ont signalé des coupures d'électricité durant de 30 à 70 heures d'affilée.cnn+3
La crise énergétique a déclenché des manifestations à travers l'île. La BBC a fait état de manifestations à La Havane le 7 juillet, alors que les Cubains descendaient dans la rue pour exiger un soulagement face aux coupures incessantes. Des manifestations nocturnes de type "cacerolazo" se répètent depuis mars.bbc+1
L'effondrement du réseau lundi a coïncidé avec un débat de l'Assemblée générale des Nations Unies sur l'embargo américain. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a déclaré à l'Assemblée que "l'hostilité et les menaces auxquelles Cuba est confrontée aujourd'hui" équivalent à une violation systématique des droits de l'homme, dénonçant l'embargo comme "tuant et étouffant silencieusement Cuba". L'ambassadeur des États-Unis auprès de l'ONU, Mike Waltz, a rétorqué que les Cubains "ont besoin de nourriture, de carburant, de médicaments, d'électricité et de liberté — et d'un gouvernement qui leur fournisse enfin" ces éléments, rejetant la responsabilité des pénuries sur les autorités cubaines. En réponse, Rodríguez a qualifié Waltz de "menteur".radioangulo+3
Le système des Nations Unies à Cuba a lancé un appel d'urgence de 94,1 millions de dollars en mars, avertissant que la pénurie persistante de carburant risquait de provoquer une catastrophe humanitaire à grande échelle. Alors que les pourparlers bilatéraux sont au point mort et qu'aucune solution n'est en vue, Cuba fait face à un été incertain marqué par des coupures d'électricité tournantes.thinkglobalhealth+1