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businessinsider+1marketscreener+1businessinsiderLes prix du pétrole brut ont fortement reculé lundi alors que les traders réévaluaient la prime de risque géopolitique qui a alimenté des mois de volatilité. Un rapport du commandement militaire américain faisant état d'une hausse des flux pétroliers via le détroit d'Ormuz a contribué à apaiser les craintes sur l'approvisionnement, malgré la poursuite du conflit entre les États-Unis et l'Iran.
Le brut Brent, référence internationale, a chuté de plus de 2% lundi après avoir dépassé les 103 dollars lors de la séance précédente, prolongeant un repli depuis un récent sommet proche de 110 dollars le baril. Le West Texas Intermediate a également baissé, les deux références s'éloignant de niveaux qui avaient alarmé les consommateurs et les décideurs politiques.businessinsider+1
La vente a été déclenchée en partie par l'annonce du week-end du Commandement central américain, indiquant que les expéditions de pétrole et de gaz naturel liquéfié via le détroit d'Ormuz avaient atteint un sommet de six mois au cours de la période de deux semaines précédente. "Clairement, la dynamique s'accélère", a déclaré Brad Cooper, chef du CENTCOM, dans un message vidéo publié samedi.investing+1
Les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient ont atteint une moyenne de 17,1 millions de barils par jour au cours des 10 jours précédant le 18 septembre, selon JPMorgan , bien que ce chiffre reste environ 6 millions de barils par jour en dessous de la moyenne de l'année dernière. L'attention s'est également tournée vers les perspectives diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran, le président Donald Trump ayant déclaré à Fox News ce week-end qu'il serait "probablement ouvert" à une rencontre avec le président iranien, Masoud Pezeshkian, présent à New York cette semaine pour l'Assemblée générale des Nations Unies.businessinsider
Sous les fluctuations quotidiennes se cache un changement structurel du marché : le rôle de la Chine en tant que premier importateur mondial de pétrole est devenu une variable décisive. Pékin a réduit ses importations de brut d'environ 40% plus tôt cette année après que la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz a perturbé les routes d'approvisionnement du Moyen-Orient, puisant plutôt dans d'énormes stocks stratégiques accumulés au fil des années d'achats de pétrole sous sanction à prix réduit.marketscreener+1
Ces importations rebondissent désormais. Selon les données de Kpler citées par MarketScreener, les arrivées de brut par voie maritime en Chine ont atteint environ 7,84 millions de barils par jour en septembre, contre 7,25 millions en août. Les données douanières chinoises ont montré que les importations d'août ont atteint 37,9 millions de tonnes, le niveau le plus élevé en quatre mois, bien que toujours plus de 23% en dessous des niveaux d'il y a un an. Al Jazeera a rapporté que Pékin est confronté à un "exercice d'équilibre de plus en plus difficile" entre la sécurisation des approvisionnements énergétiques nationaux et la prévention d'une nouvelle escalade des prix.aljazeera+2
Malgré le repli, les analystes préviennent que les prix ne devraient pas baisser beaucoup. "Chaque fois que nous avons un repli, le plancher des prix est de plus en plus élevé", a déclaré lundi Amrita Sen, directrice de recherche chez Energy Aspects, à CNBC. Kpler a indiqué qu'il est possible que le Brent atteigne 150 dollars le baril en 2027 si les contraintes d'approvisionnement persistent.businessinsider
La réserve stratégique de pétrole des États-Unis, quant à elle, est tombée à son plus bas niveau depuis 1982 la semaine dernière, avec un peu plus de 284 000 barils restants en stockage, selon l'Energy Information Administration. Comme l'a noté MarketScreener, les stocks massifs de la Chine, estimés au triple ou au quadruple des réserves américaines, ont donné à Pékin une influence considérable sur les prix mondiaux, mais ce coussin "ne peut pas durer éternellement".marketscreener+1