Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

reuterscnbcreutersLes prix du pétrole sont tombés lundi à leur plus bas niveau depuis plus d'une semaine, alors que l'espoir de progrès diplomatiques lors de l'Assemblée générale des Nations unies et une reprise partielle des exportations saoudiennes ont réduit la prime de risque qui maintenait le brut au-dessus de 100 dollars le baril.
Les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté de plus de 2%, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a également fortement reculé, passant sous la barre des 100 dollars le baril pour la première fois depuis début septembre. Ce repli est survenu alors même que les Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont lancé samedi des missiles et des drones contre des cibles dans la capitale saoudienne, Riyad, et contre les installations de Saudi Aramco dans le port de Yanbu, sur la mer Rouge.cnbc+1
La baisse des prix reflète une confiance croissante dans le fait que l'Arabie saoudite a trouvé une solution de contournement pour ses routes d'exportation perturbées. Les analystes de JPMorgan ont noté dans un rapport du 18 septembre que "les flux pétroliers du Moyen-Orient restent étonnamment solides malgré la perturbation de l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite", avec des flux totaux atteignant une moyenne de 17,1 millions de barils par jour au cours des 10 derniers jours.reuters+1
Le changement le plus notable provient de l'Arabie saoudite elle-même. Selon JPMorgan, les données satellitaires ont montré que le pétrole saoudien transitant par le détroit d'Ormuz a atteint une moyenne de 2,9 millions de barils par jour au cours des six derniers jours, contre seulement 700 000 barils par jour en août. Les exportations saoudiennes ont dépassé les 4 millions de barils par jour en septembre, après être tombées à 2,4 millions en août, soit le niveau le plus bas depuis au moins 2013, selon la société d'analyse Kpler.reuters
L'Arabie saoudite a acheminé son brut par pipeline vers son port de Ras Tanura, dans le golfe Persique, transférant le pétrole sur de petits navires qui naviguent vers le golfe d'Oman avant d'être chargés sur des pétroliers plus grands.oilprice
"Il semble qu'une partie de la prime de risque soit retirée des prix du pétrole dans l'espoir qu'une voie diplomatique pour désamorcer la guerre entre les États-Unis et l'Iran puisse émerger cette semaine", a déclaré Tim Waterer, analyste de marché en chef chez KCM Trade. Le président iranien Masoud Pezeshkian est attendu à New York cette semaine pour l'Assemblée générale de l'ONU, et le président Donald Trump a déclaré qu'il serait ouvert à une rencontre.reuters
Parallèlement, la Chine a demandé à l'Iran d'aider à contenir les Houthis après un appel lancé à Pékin par l'Arabie saoudite suite aux attaques du week-end, selon trois sources iraniennes citées par Reuters. Le chef de la sécurité iranienne, Mohsen Rezaei, a transmis les conditions de Téhéran aux médiateurs pour reprendre les négociations, selon Al Jazeera.reuters
Néanmoins, Donald Trump a adopté un ton combatif dans une interview sur Fox News , affirmant qu'il est en "mode décision" concernant le conflit. "Ma question est : si et quand je décide de détruire toute la nation. Ils feraient mieux de bien se comporter", a-t-il déclaré.cnbc
Malgré la reprise partielle des exportations, les options de l'Arabie saoudite restent limitées. L'oléoduc Est-Ouest, qui transportait 7 millions de barils par jour avant sa fermeture préventive, reste hors service après que des frappes de drones ont touché des stations de pompage. L'Agence internationale de l'énergie a estimé que 410 millions de barils ont été puisés dans les stocks mondiaux depuis le début de la guerre. Daniel Takieddine, PDG de Sky Links Capital Group, a averti que "tout revers ou nouvelle détérioration des conditions d'expédition resserrerait le marché physique et rétablirait une pression à la hausse sur les prix".tbsnews+1