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timesofisrael+1middleeastmonitor+1timesofisrael+1Les prix du pétrole ont nettement baissé en début de semaine, les traders réduisant la prime de risque géopolitique accumulée après près de deux semaines de frappes continues entre les États-Unis et l'Iran, les deux parties se disant prêtes à revenir à la table des négociations. Le pétrole Brent a chuté vers 91 dollars le baril et le WTI est repassé sous les 84 dollars, tandis que le gaz naturel européen a également reculé après des semaines de hausse.
Ce repli fait suite à une apparente pause mutuelle dans les hostilités ce week-end. L'Iran n'a signalé aucune frappe américaine pour la deuxième nuit consécutive, tandis qu'un porte-parole militaire iranien a déclaré à la télévision d'État que, puisque les États-Unis avaient cessé leurs attaques, l'Iran avait également interrompu ses ripostes. Des sources du Pentagone ont décrit les opérations comme étant en état de "pause", selon CNN.timesofisrael+1
Le directeur de la communication de la Maison-Blanche, Steven Cheung, a déclaré que le président Trump "préfère une solution diplomatique, mais garde toutes les options sur la table si l'Iran poursuit ses activités terroristes dans le détroit d'Ormuz". Un responsable régional impliqué dans la médiation a qualifié la pause mutuelle de "signe positif qui aide les efforts de désescalade", ajoutant que les deux parties souhaitent revenir à un cessez-le-feu temporaire axé sur une gestion par l'Iran du passage des navires dans le détroit avec moins de restrictions.ouralpha
Ce mouvement de vente marque un revirement par rapport à la hausse de la semaine dernière, au cours de laquelle le Brent avait dépassé les 100 dollars le baril pour la première fois depuis mai, après que le mouvement houthi du Yémen a revendiqué des frappes contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge. Le WTI avait également grimpé au-dessus de 91 dollars au cours de la semaine, alors que le commandement central américain achevait sa 13e nuit consécutive de frappes sur des cibles militaires iraniennes. Pour la semaine s'achevant vendredi, le Brent avait gagné environ 10 %.middleeastmonitor+2
Les prix du gaz naturel européen, qui avaient bondi de près de 50 % au cours du mois précédent pour dépasser 62 euros par mégawattheure selon le Financial Times London Stock Exchange, ont également chuté car la pause a apaisé les craintes concernant le transit de GNL par le détroit d'Ormuz.ft
Malgré ce soulagement, les analystes avertissent que la pause reste fragile. Trump a déclaré vendredi aux journalistes qu'il n'avait pas décidé s'il lancerait des frappes majeures contre l'Iran, affirmant que Téhéran devenait "sérieux", mais que les États-Unis restaient "armés et prêts". Les attaques houthies contre les infrastructures maritimes saoudiennes se poursuivent, le groupe revendiquant des frappes contre deux pétroliers saoudiens identifiés comme l'Incilia et le Layla. La Saoudite a mené des représailles contre les Houthis ce week-end.middleeastmonitor+2
Daniela Hathorn, analyste de marché senior chez capital.com, a noté que "l'instabilité croissante autour des voies de navigation clés" avait réintégré une "prime de risque géopolitique importante" sur les marchés pétroliers et qu'il est "peu probable que les risques géopolitiques s'estompent de sitôt". UBS voit le pétrole Brent chuter à 85 dollars le baril d'ici la fin de l'année, tout en reconnaissant que les perturbations des flux dans le détroit d'Ormuz maintiendront le marché sous tension.cnbc