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investing+1.investing.investing.Les flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient ont retrouvé environ 80% de leurs volumes d'avant le début de la guerre avec l'Iran, a déclaré mardi le directeur général de Shell, Wael Sawan. Son estimation constitue l'une des lectures publiques les plus claires fournies jusqu'à présent par une grande compagnie pétrolière sur le niveau de reprise des exportations dans la région.investing+1
S'exprimant lors de l'Energy Intelligence Forum à Londres, Sawan a indiqué que les flux étaient "proches de 80% et plus des niveaux d'avant-guerre". Il a décrit cela comme la preuve que les producteurs de la région ont continué à honorer leurs engagements d'approvisionnement envers les marchés mondiaux malgré le conflit. Ses remarques interviennent alors que les données sur les pétroliers suggèrent que les exportations pourraient être encore plus élevées certains jours. Les analystes préviennent toutefois que personne ne dispose d'un décompte précis.briefs+1
Les données provisoires de la société de suivi maritime Kpler ont montré que les exportations de brut de la région ont dépassé les niveaux d'avant-guerre durant quatre des sept jours de la dernière semaine de septembre, a rapporté Reuters lundi. Les exportations ont atteint entre 19,5 et 22,5 millions de barils par jour (mbj) le 24 septembre et du 27 au 29 septembre, alors même que des navires dans le détroit d'Ormuz étaient la cible d'attaques. De mars 2025 à février 2026, avant le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran, les exportations s'élevaient en moyenne à environ 18 mbj. La moyenne mobile sur sept jours de Kpler s'établissait à 18,5 mbj le 1er octobre. Ces chiffres incluent les expéditions via Ormuz et la mer Rouge, les exportations depuis les terminaux et les transferts de navire à navire dans le golfe d'Oman.reuters+2
Les chiffres ont grimpé rapidement. Fin septembre, les données de Kpler citées par Reuters situaient les exportations de brut de septembre à 12,8 mbj, contre environ 17 mbj avant la guerre.oilprice
Les volumes exacts sont difficiles à déterminer. Les pétroliers éteignent souvent leurs transpondeurs satellites lorsqu'ils traversent Ormuz et certaines parties de la mer Rouge, obligeant les analystes à s'appuyer sur l'imagerie satellite et les rapports locaux pour reconstituer les mouvements réels. Les chiffres de Kpler ne comptabilisent pas les navires qui traversent avec leur système de suivi désactivé.scanx+2
Sawan a déclaré que la guerre a replacé la sécurité énergétique au sommet des priorités. "Il est reconnu une fois de plus que l'on ne peut avoir de sécurité nationale sans sécurité énergétique", a-t-il affirmé. La semaine dernière, le G7 a annoncé un plan visant à libérer jusqu'à 100 millions de barils de ses réserves d'urgence. Les producteurs du Moyen-Orient étudient également de nouveaux pipelines pour offrir à leur pétrole davantage de routes d'exportation.investing+1
Sawan a précisé que le trafic via Ormuz s'est amélioré mais n'est pas revenu à la normale. La demande chinoise plus faible et une production accrue ailleurs ont atténué l'impact, a-t-il dit, mais ces amortisseurs ne dureront pas indéfiniment.investing
"Nous avons peut-être atténué les pires impacts de la crise, mais il y a une limite à ce que l'on peut faire sans que de nouvelles discontinuités n'apparaissent", a-t-il ajouté.briefs+1