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reuters+1reuters+1reutersTeresa Ribera, la commissaire européenne à la concurrence, a exhorté les États membres à cesser de résister à la consolidation bancaire transfrontalière, arguant que les accords bénéficiant au marché unique devraient être accueillis favorablement plutôt que contrecarrés par les gouvernements nationaux.
Les commentaires de Mme Ribera, prononcés lors d'une conférence le 17 juin, sont intervenus au lendemain du rejet officiel par l'Allemagne de l'offre d'UniCredit visant à acquérir une participation majoritaire dans Commerzbank, invoquant un prix bas et ce que Berlin a qualifié d'"approche agressive" de la part du prêteur italien. Ces remarques représentent le signal le plus fort envoyé par Bruxelles, indiquant qu'elle considère la résistance nationale aux opérations bancaires transfrontalières comme un obstacle à la compétitivité européenne.reuters+1
"L'achèvement du marché unique reste l'une des priorités les plus urgentes de l'Europe en matière de compétitivité. Les fusions transfrontalières de nos grandes banques européennes contribueraient à cet objectif. C'est une nécessité urgente", a déclaré Mme Ribera, selon Reuters. "Les États membres devraient applaudir ces accords pour le bien commun".finance.yahoo+1
Elle a particulièrement visé les gouvernements qui défendent l'idée de géants corporatifs paneuropéens tout en bloquant les politiques nécessaires à leur création. "L'Europe ne peut pas prétendre simultanément avoir besoin d'entreprises compétitives à l'échelle mondiale et refuser d'examiner si ses cadres analytiques reflètent correctement les réalités de la concurrence mondiale, de la transformation technologique et des besoins d'investissement", a-t-elle déclaré.investmentmonitor
L'Allemagne, qui détient près de 13 % de Commerzbank en tant que deuxième actionnaire, a soutenu la stratégie d'indépendance de la banque allemande et a déclaré que l'offre d'UniCredit manquait d'une prime adéquate. Le parquet de Francfort a également ouvert une enquête préliminaire sur une éventuelle manipulation de marché liée à l'offre.wsj+2
Malgré l'opposition de Berlin, UniCredit a continué de renforcer sa position. La banque italienne a obtenu des acceptations pour 12,5 % des actions de Commerzbank au cours de la période d'offre initiale, qui s'est terminée le 16 juin, portant sa participation totale à 42,5 %. Le PDG d'UniCredit, Andrea Orcel, a déclaré que la Banque centrale européenne déterminerait probablement que ce niveau de détention constitue un contrôle de facto de Commerzbank.reuters+1
Cette impasse survient alors que la France, l'Italie et l'Espagne ont proposé conjointement un ensemble de réformes visant à faciliter les opérations bancaires transfrontalières en Europe, selon Bloomberg. Les banquiers et les régulateurs ont identifié l'absence d'un système commun de garantie des dépôts dans la zone euro comme le principal obstacle structurel à une intégration plus profonde.bloomberg+1
L'intervention de Mme Ribera reflète un consensus croissant parmi les décideurs politiques de l'UE selon lequel le secteur bancaire fragmenté du bloc est mal équipé pour mobiliser les milliers de milliards d'euros nécessaires aux investissements verts et numériques. La Commission européenne a également récemment averti l'Espagne qu'elle avait violé les règles de l'UE en intervenant dans l'offre hostile de BBVA, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, S.A. sur Banco Sabadell, soulignant la volonté de Bruxelles de défier les gouvernements nationaux qui interfèrent dans les fusions bancaires.politico+1
Il reste incertain si l'Allemagne assouplira sa position. Des sources gouvernementales ont déclaré à Reuters que les projets d'UniCredit de privatiser Commerzbank seraient "extrêmement difficiles" tant que Berlin conserverait sa participation.reuters