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newsukraine.rbc+1ukrainetodaynewsukraine.rbcDes documents internes de l'administration présidentielle russe révèlent que le Kremlin développe une stratégie de propagande depuis la fin de l'hiver 2026 pour présenter une fin négociée potentielle de la guerre en Ukraine comme une victoire russe, selon une enquête publiée par le Dossier Center cette semaine.
Les documents divulgués montrent que les subordonnés du premier chef adjoint de cabinet, Sergueï Kirienko, ont visionné une présentation contenant la phrase « Il faut savoir quand s'arrêter », qui avertissait que la poursuite de la guerre nécessiterait une mobilisation générale, une hausse des impôts, une détérioration de la démographie et un épuisement des ressources. Une source proche de l'administration présidentielle a déclaré au Dossier Center que le bloc politique du Kremlin avait pour mission de « développer un soutien informationnel pour une fin possible de la guerre ».newsukraine.rbc+1
Au cœur de la stratégie se trouve une redéfinition des objectifs de guerre. Les documents proposent de mettre l'accent sur le contrôle du Donbass, le corridor terrestre vers la Crimée et les territoires occupés dans les régions de Zaporijjia et de Kherson, remplaçant les revendications antérieures de capture de Kiev ou de changement de gouvernement en Ukraine. Le fait de tuer des soldats ukrainiens serait requalifié en « dénazification », tandis que la marche ratée sur Kiev serait déclarée comme n'ayant jamais fait partie des plans réels du Kremlin.ukrainetoday+1
La stratégie décrit un plan pour neutraliser les blogueurs militaires pro-guerre, les soi-disant blogueurs Z, qui pourraient s'opposer à tout accord de paix. L'administration présidentielle propose un « réentraînement émotionnel » pour les influenceurs coopératifs, les amenant progressivement à accepter la fin de la guerre. Ceux qui refusent font face à une marginalisation, étant rejetés comme de simples « patriotes », et à l'intimidation par des poursuites pénales potentielles pour « discrédit » de l'armée.newsukraine.rbc+1
Cette approche s'appuie sur un modèle existant. Comme l'a noté Politika de Carnegie en décembre 2025, les blogueurs pro-guerre subissaient déjà la répression de l'État, étiquetés comme « agents étrangers » ou inculpés en vertu des lois sur l'extrémisme alors que le Kremlin cherchait à démontrer sa volonté de sévir contre les ultra-patriotes.carnegieendowment
Pour le grand public russe, les documents décrivent la création d'un sentiment de « dégel contrôlé » : assouplir la censure dans le cinéma et la littérature, réintroduire l'humour politique à la télévision et publier des histoires de vétérans qui se réintègrent avec succès dans la vie civile. Le plan prévoit des tables rondes sur l'avenir du pays après la guerre et la promotion d'histoires de réussite commerciale sous sanctions.ukrainetoday+1
« Il est nécessaire de créer l'illusion d'un retour à la vie normale après avoir atteint les objectifs », ont écrit les auteurs, selon le Dossier Center.newsukraine.rbc
La publication de ces documents survient à un moment délicat : l'Ukraine a décrété un cessez-le-feu unilatéral à partir du 5-6 mai en réponse au cessez-le-feu déclaré par la Russie pour le Jour de la Victoire, du 8 au 9 mai. Bien qu'aucune des deux parties ne se soit engagée dans des pourparlers de paix permanents, la stratégie divulguée suggère que le Kremlin se prépare en interne à un scénario dans lequel le conflit se fige le long des lignes de front actuelles, les forces russes se retirant potentiellement des régions de Soumy et de Kharkiv.understandingwar+1