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ft+1cryptobriefing+1lnginsights+1Sept mois après le début des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran fin février 2026, la fermeture de facto du détroit d'Ormuz continue de se répercuter sur les marchés mondiaux de l'énergie, les prix du gaz naturel grimpant à l'approche de l'hiver et les pays en développement étant de plus en plus exclus du carburant dont ils ont besoin.
Le détroit d'Ormuz, voie navigable par laquelle transite environ 20% de l'offre mondiale de GNL, est largement fermé au transport commercial depuis mars. Le Qatar, premier exportateur mondial de GNL, est le plus durement touché. Les exportations mensuelles se sont effondrées, passant d'une moyenne d'avant-conflit de six à huit millions de tonnes à environ un million en avril, selon Crypto Briefing. Les dommages physiques causés au complexe Ras Laffan de QatarEnergy ont mis hors service 17% de la capacité totale d'exportation du Qatar, et les réparations devraient prendre de trois à cinq ans.cryptobriefing+1
L'Agence internationale de l'énergie a déclaré en août que cette perturbation avait retiré près de 20% de l'offre mondiale de GNL du marché et déclenché de fortes hausses de prix dans les principales régions importatrices. La production mondiale de GNL a diminué de 8% sur un an, l'AIE mettant en garde contre une perte cumulée d'environ 120 milliards de mètres cubes d'offre de GNL entre 2026 et 2030.iea
Les prix spot du GNL en Asie, qui se négociaient entre 10 et 11 dollars par MMBtu avant le conflit, ont largement dépassé les 20 dollars. À la mi-septembre, l'indice de référence JKM Asia se situait près de 25 dollars par MMBtu. Financial Times News Corp a noté lundi que les prix avoisinent les 25 dollars par MMBtu, avec des rapports faisant état d'options se négociant au-dessus de 30 dollars, qualifiant la situation de "haute et douloureuse" alors que les marchés se préparent pour l'hiver.ft+3
Le coût pour l'Asie a été stupéfiant. Le choc de l'offre a imposé environ 7 milliards de dollars de coûts énergétiques supplémentaires à la région. Le Bangladesh et le Pakistan ont été parmi les plus durement touchés. QatarEnergy a averti le Bangladesh que les livraisons contractuelles pourraient être réduites de moitié en 2026, sans calendrier pour une reprise complète. Le Pakistan a obtenu une cargaison spot fin juillet à environ 21,88 dollars par MMBtu, le niveau le plus élevé depuis 2022. Les deux pays, ainsi que des importateurs plus petits d'Asie du Sud-Est, sont contraints d'acheter du carburant à près du double de leurs tarifs contractuels à long terme habituels.cryptobriefing+2
Les marchés pétroliers ont également ressenti la perturbation. Le brut Brent a dépassé les 100 dollars le baril au début du conflit, et un rapport du Congressional Research Service a confirmé que l'indice de référence avait franchi ce seuil pendant la crise. Bloomberg a rapporté en juillet qu'une lutte mondiale pour le GNL menace de bouleverser la stratégie européenne consistant à retarder les achats hivernaux jusqu'à la réouverture du détroit.congress+1
Les dommages vont au-delà de la crise actuelle. L'AIE s'attend à ce que les marchés restent tendus jusqu'en 2027, l'expansion prévue du North Field au Qatar étant retardée d'au moins deux ans. Les pays qui s'éloignaient du charbon reconsidèrent leurs calendriers, tandis que le Japon a accéléré le redémarrage de ses réacteurs nucléaires et que de nouveaux projets de GNL au Mozambique, au Canada et sur la côte américaine du Golfe du Mexique suscitent un regain d'intérêt de la part des investisseurs.cryptobriefing+1
Comme l'a noté la Banque mondiale, l'indice de référence du GNL asiatique a bondi d'environ 94% rien qu'au mois de mars. Avec l'approche de la demande hivernale et aucune réouverture du détroit en vue, les négociants en énergie et les gouvernements sont confrontés à la perspective qu'il ne s'agit pas d'une perturbation temporaire, mais d'un remodelage structurel des flux énergétiques mondiaux.blogs.worldbank