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rmb.reuters+1.rmb.reuters.cnbc+1.Le Fonds monétaire international a appelé mercredi 14 octobre, heure de Bangkok, les économies avancées à "agir maintenant" pour réduire leurs déficits et leur dette. Il a averti que la hausse des rendements des obligations souveraines laisse aux gouvernements de moins en moins de temps pour temporiser. Le Fonds a déclaré que la dette publique moyenne est sur le point d'atteindre 100 % du PIB mondial, soit le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.rmb.reuters+1
Ce message a été délivré lors des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok. "Les résultats budgétaires de cette année sont pires que ce qui était prévu il y a six mois, et pires qu'il y a un an", a déclaré à Reuters Rodrigo Valdes, directeur du département des finances publiques du FMI. Il a ajouté que la plupart des pays prévoient désormais de dépenser plus plutôt que moins.money.usnews
Selon le FMI, le rendement moyen des obligations d'État à 10 ans du Groupe des Sept a augmenté de plus de 110 points de base entre février et septembre, atteignant son plus haut niveau en près de deux décennies. L'AFP a rapporté que mardi, les rendements des bons du Trésor américain à 10 et 30 ans étaient à leur plus haut niveau depuis environ 2002. Le Fonds a souligné plusieurs causes : les prix élevés du pétrole liés à la guerre en Iran, l'inflation persistante, une demande d'investissement plus forte et une croissance plus rapide que prévu dans l'intelligence artificielle.freemalaysiatoday+1
Le FMI prévoit que le coût moyen effectif du financement public passera de 2,3 % en 2021 à 3,7 % d'ici 2031. Il a indiqué que les paiements d'intérêts des États-Unis, qui représentaient environ 2,8 % du PIB avant la pandémie, atteindront environ le montant que le pays prévoit de dépenser pour la sécurité sociale. Dans les pays à faible revenu, les intérêts absorbent déjà plus de 15 % des recettes fiscales, contre environ 9 % en moyenne entre 2011 et 2019.money.usnews+1
Les échéances de dette plus courtes aggravent le problème. Pour le G7 et l'Espagne, près de 30 % de la dette arrive désormais à échéance dans un délai d'un an, de sorte que la hausse des taux se répercute plus rapidement sur les coûts des gouvernements. "Si les taux d'intérêt à court terme changent, par exemple si la politique monétaire se resserre, cela peut rapidement se répercuter sur les coûts d'emprunt du gouvernement", a déclaré à l'AFP Era Dabla-Norris, directrice adjointe du département des finances publiques.freemalaysiatoday+1
Cet avertissement budgétaire est intervenu un jour après que le rapport sur la stabilité financière mondiale du FMI a indiqué que les rendements pourraient augmenter de manière "désordonnée". Ce rapport pointait du doigt les lourdes charges de la dette, les emprunts massifs des entreprises d'IA et les positions croissantes des fonds spéculatifs sur les bons du Trésor. Le Fonds a déclaré que les marchés émergents ont jusqu'à présent bénéficié de conditions de financement favorables, mais que cela pourrait ne pas durer. Il a exhorté les pays à faible revenu à renforcer leurs systèmes fiscaux.cnbc+1
Dabla-Norris a déclaré que les gouvernements doivent expliquer aux électeurs les compromis liés à la consolidation. "En ne commençant pas la voie de la consolidation aujourd'hui, vous ne faites que repousser le problème à plus tard", a-t-elle déclaré. Valdes a été plus direct : "C'est malheureusement comme la loi de la gravité. Il n'y a pas d'échappatoire à la dynamique budgétaire ici".money.usnews+1