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reuters+1reuters+1reutersL'indice du dollar américain est resté stable mardi, proche d'un plus haut d'une semaine autour de 100,96. L'escalade des hostilités entre les États-Unis et l'Iran continue de soutenir la demande pour le billet vert en tant que valeur refuge, bien que l'émergence de propositions de cessez-le-feu offre un certain contrepoids.univest+1
La fermeté du dollar intervient alors que le conflit entre Washington et Téhéran ne montre aucun signe d'apaisement. Un accord de cessez-le-feu signé le 17 juin a volé en éclats début juillet après que le président Donald Trump l'a déclaré « terminé » le 8 juillet, déclenchant une nouvelle escalade qui a secoué les marchés mondiaux. Lundi, les Houthis du Yémen, alignés sur l'Iran, ont déclaré un blocus naval contre l'Arabie saoudite, ouvrant un nouveau front potentiel et faisant peser de nouvelles menaces sur l'approvisionnement énergétique mondial.aljazeera+2
Les prix du pétrole ont bondi d'environ 20 % ce mois-ci en raison des combats, le baril de Brent s'échangeant près de 89 dollars lundi avant de légèrement refluer mardi lors des premiers échanges en Asie. Cette flambée des prix de l'énergie maintient les craintes inflationnistes, le gouverneur de la Réserve fédérale, Christopher Waller, ayant récemment mis en garde contre un scénario « tout aussi plausible » dans lequel l'inflation resterait élevée, ce qui nécessiterait « une politique monétaire plus stricte à court terme ».reuters+2
Cependant, une lueur d'espoir diplomatique est apparue après qu'un haut responsable iranien a déclaré à Reuters Thomson Reuters Corporation que Téhéran avait reçu une proposition de médiateurs pour un cessez-le-feu de 10 jours visant à sauver l'accord intérimaire. Le ministère iranien des Affaires étrangères a également indiqué que les négociations avec les États-Unis pourraient reprendre sur la base des « intérêts nationaux ».cnbc+1
Les rendements des bons du Trésor américain se sont tendus en même temps que le dollar la semaine dernière après l'échec du cessez-le-feu, le taux à 10 ans dépassant 4,61 % le 14 juillet. Une série de données sur l'inflation plus faibles que prévu, l'IPC américain ayant reculé de 0,4 % sur un mois en juin, sa première baisse depuis 2020, a ensuite fait reculer les rendements et le dollar. Mardi, l'indice du dollar s'est stabilisé près de 101, effaçant ses pertes face au regain d'inquiétudes géopolitiques.tmgm+3
Les devises asiatiques et des marchés émergents sont restées sous pression. Une analyse de Reuters publiée en mai soulignait que les pays asiatiques importateurs de pétrole sont particulièrement vulnérables aux fuites de capitaux en période de prix élevés du brut, les banques centrales puisant dans leurs réserves pour intervenir. Le yen japonais s'est maintenu proche de ses plus bas de plusieurs décennies, autour de 162,50 pour un dollar.univest+2
Le dollar australien a oscillé juste en dessous du seuil de 0,7000, soutenu par le discours restrictif de la Banque de réserve d'Australie. La RBA a relevé ses taux à trois reprises en 2026, portant son taux directeur à 4,35 %, et ses responsables ont averti qu'un nouveau resserrement pourrait être nécessaire si le choc pétrolier venait à alimenter les anticipations d'inflation. Les prix des matières premières, portés par les perturbations de l'offre, ont également soutenu la devise.pepperstone+2
Les marchés évaluent désormais à environ 74 % la probabilité d'une hausse des taux de la Fed d'ici décembre, un chiffre en baisse par rapport aux 80 % observés avant les chiffres modérés de l'inflation de la semaine dernière, mais qui reste élevé par rapport au début de l'année. La suite des événements dépendra de la capacité des efforts de médiation à déboucher sur un cessez-le-feu durable, et de l'évolution des cours du pétrole, à savoir s'ils refluent ou s'ils poursuivent leur ascension vers les 100 dollars le baril, un niveau jugé possible par les analystes d'Energy Aspects si les perturbations dans le détroit d'Ormuz persistent.reuters+1