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espn+1espn+1espn+1Le Comité international olympique a approuvé jeudi une nouvelle politique d'éligibilité radicale qui interdit aux femmes transgenres et aux athlètes présentant des différences de développement sexuel de concourir dans les épreuves féminines aux Jeux olympiques, une mesure qui prendra effet lors des Jeux de Los Angeles en 2028.espn+1
« L'éligibilité pour toute épreuve de catégorie féminine aux Jeux olympiques ou tout autre événement du CIO, y compris les sports individuels et d'équipe, est désormais limitée aux femmes biologiques », a déclaré le CIO, « déterminées sur la base d'un dépistage unique du gène SRY ».espn
La politique, décrite dans un document de 10 pages publié après une réunion du conseil exécutif à Lausanne, en Suisse, restreint également les athlètes féminines souffrant d'affections médicales connues sous le nom de différences de développement sexuel, une catégorie qui inclut la double championne olympique du 800 mètres Caster Semenya. Le CIO a déclaré que la politique « protège l'équité, la sécurité et l'intégrité dans la catégorie féminine » et a noté qu'elle n'est pas rétroactive et ne s'applique pas aux sports de base ou récréatifs.nytimes+1
Le document détaille les recherches du CIO concluant que le fait de naître de sexe masculin confère des avantages physiques durables. « Les hommes connaissent trois pics de testostérone significatifs : in utero, lors de la mini-puberté de la petite enfance et au début de la puberté adolescente jusqu'à l'âge adulte », indique la politique, notant que cela donne aux hommes « des avantages de performance individuels basés sur le sexe dans les sports et les épreuves qui reposent sur la force, la puissance et/ou l'endurance ».espn
La décision s'aligne sur le décret du président américain Donald Trump sur le sport féminin, qui a ordonné au Département d'État de pousser le CIO à modifier ses normes d'éligibilité avant les Jeux de Los Angeles.yourvalley+2
La présidente du CIO, Kirsty Coventry, la première femme à diriger l'instance olympique en 132 ans d'histoire, a fait de la protection de la catégorie féminine l'une de ses premières priorités après sa prise de fonction en juin dernier. Elle a mis en place un groupe de travail sur la « Protection de la catégorie féminine » en septembre 2025, composé d'experts et de représentants de fédérations internationales. En décembre, elle a fixé l'objectif d'une décision finale pour début 2026.espn+3
La décision suit la voie tracée par les fédérations sportives individuelles. World Athletics a introduit des tests obligatoires du gène SRY pour toutes les athlètes féminines avant les Championnats du monde 2025 à Tokyo. World Aquatics, le cyclisme, le rugby et la boxe avaient déjà adopté leurs propres restrictions sur la participation des personnes transgenres.espn+2
La politique arrive dans un contexte de débat féroce. La semaine dernière encore, plus de 80 groupes de défense des droits de l'homme et du sport ont appelé le CIO à abandonner les projets de tests génétiques, avertissant que ces mesures représenteraient une « érosion catastrophique des droits et de la sécurité des femmes », selon la Sport & Rights Alliance.gmanetwork+1
On ignore combien de femmes transgenres concourent actuellement au niveau olympique. Aucune athlète ayant fait une transition d'homme à femme n'a concouru aux Jeux d'été de Paris 2024. Les épreuves de boxe de Paris ont néanmoins suscité un examen minutieux concernant l'éligibilité de l'Algérienne Imane Khelif et de la Taïwanaise Lin Yu-ting — aucune des deux n'étant transgenre, mais leurs cas ont mis en lumière la complexité des règles existantes.ministryofsport+2