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ghana.un+1ghana.un+1ghana.unLe changement climatique d'origine humaine a rendu les précipitations extrêmes qui ont provoqué des inondations dévastatrices sur la côte de l'Afrique de l'Ouest en juin environ cinq fois plus probables qu'elles ne l'auraient été à l'époque préindustrielle, selon une étude publiée cette semaine par le groupe World Weather Attribution.
Entre le 20 et le 22 juin, les régions côtières bordant le golfe de Guinée — en particulier la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Nigeria — ont connu des inondations généralisées après que des pluies intenses ont déversé plus de 140 mm en moins de 24 heures à plusieurs endroits. Les inondations ont tué près de 100 personnes au Ghana, au Togo et en Côte d'Ivoire, la Côte d'Ivoire enregistrant 59 décès, dont 20 dans une seule banlieue d'Abidjan sujette aux inondations, tandis que le Ghana a confirmé au moins 15 décès et plus de 38 000 personnes déplacées.ghana.un+2
Selon les Nations Unies, les archives historiques indiquent que l'intensité des précipitations a augmenté jusqu'à 23%, tandis que les modèles climatiques estiment une augmentation d'au moins 4%, rendant l'événement à la fois plus grave et plus fréquent. L'étude de WWA a averti que de tels épisodes de fortes pluies sur trois jours, autrefois considérés comme rares, sont désormais attendus tous les deux à quatre ans dans la région.rte+1
Les chercheurs ont souligné que l'urbanisation rapide et l'expansion dans les plaines inondables sont des facteurs qui ont amplifié le risque de catastrophe le long de la côte du golfe de Guinée. À mesure que les populations augmentent dans les zones côtières basses, la combinaison de précipitations plus intenses et d'infrastructures de drainage inadéquates crée les conditions d'une catastrophe récurrente.worldweatherattribution
Simon Stiell, Secrétaire exécutif de l'ONU Changements climatiques, a déclaré en réponse aux conclusions : "Il n'y a rien de normal dans ces inondations dévastatrices ; la crise climatique les a rendues plus probables, poussées par l'humanité qui brûle de vastes quantités de pétrole, de charbon et de gaz. Ce qui était autrefois rare devient de plus en plus fréquent, grave et mortel en raison du réchauffement climatique".ghana.un
L'étude s'ajoute à un nombre croissant de recherches de WWA liant des événements météorologiques extrêmes spécifiques au changement climatique. Le groupe a déjà publié des études d'attribution sur les vagues de chaleur européennes, la chaleur pré-mousson en Asie du Sud et d'autres catastrophes rien qu'en 2026. Pour l'Afrique de l'Ouest, le message est clair : sans réduction des émissions de gaz à effet de serre et sans investissement dans la préparation aux inondations, les communautés côtières font face à un avenir où les catastrophes d'aujourd'hui deviennent routinières.worldweatherattribution