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rigzone+1fortune+1reutersLe pétrole Brent a chuté brutalement vendredi après avoir brièvement franchi la barre des 100 dollars le baril lors de la séance précédente pour la première fois depuis mai, les craintes d'un affaiblissement de la demande chinoise et la perspective de hausses de production supplémentaires de l'Opep+ l'emportant sur les risques géopolitiques d'approvisionnement liés aux attaques des houthis contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge.
La référence internationale s'échangeait autour de 98 dollars vendredi matin, en recul par rapport au pic de jeudi au-dessus de 100 dollars, effaçant une grande partie des gains déclenchés par l'affirmation des rebelles houthis soutenus par l'Iran d'avoir frappé deux pétroliers saoudiens en mer Rouge à l'aide de drones et de missiles jeudi.barchart+5
Le rallye de jeudi était intervenu après que les attaques houthes ont menacé d'élargir le conflit entre les États-Unis et l'Iran et de perturber une autre route maritime essentielle pour les flux mondiaux de pétrole. L'armée américaine a simultanément mené une douzième nuit consécutive de frappes contre l'Iran. Mais cette envolée s'est révélée de courte durée, les cambistes s'étant de nouveau concentrés sur de faibles fondamentaux sous-jacents.facebook+3
Le taux d'utilisation des raffineries chinoises a chuté à un plus bas de dix ans en juin en raison de la faiblesse de la demande intérieure et des restrictions à l'exportation de produits raffinés, selon Reuters . The Goldman Sachs Group, Inc. a noté que la demande d'importation de brut de la Chine était en baisse d'environ 5 millions de barils par jour sur un an, tandis que l'Agence internationale de l'énergie a rapporté que la demande mondiale de pétrole en mai avait chuté de 5,3 millions de barils par jour par rapport à l'année précédente, la Chine enregistrant la plus forte baisse individuelle.fortune+2
Ajoutant aux facteurs baissiers, l'Opep+ a approuvé début juillet sa cinquième hausse de production mensuelle consécutive, convenant d'augmenter sa production de 188 000 barils par jour à compter d'août. Les analystes ont noté que la croissance continue de la production de l'Opep+, combinée à une demande mondiale atone, devrait limiter les gains de prix supplémentaires, même si les tensions géopolitiques poussent périodiquement le brut à la hausse.aljazeera+2
Des développements diplomatiques ont également pesé sur les cours ces dernières semaines. Bien que les tensions entre les États-Unis et l'Iran restent élevées, la trajectoire globale des pourparlers de paix, incluant des négociations indirectes menées par le Qatar et un cadre pour un accord final d'ici 60 jours annoncé en juin, a incité les investisseurs institutionnels à réduire les primes de risque géopolitique. Goldman Sachs s'attend à ce que cette prime de risque géopolitique continue de s'estomper avec le temps.english.news+1
Cette vente massive reflète un marché de plus en plus tiraillé entre des forces opposées. D'un côté, le conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran et les perturbations des houthis en mer Rouge menacent les corridors d'approvisionnement. De l'autre, l'accélération du virage de la Chine vers les véhicules électriques continue d'éroder la demande d'essence, tandis que l'Opep+ a affiché son intention de reconquérir des parts de marché par des hausses de production régulières. JPMorgan Chase & Co. a prévu que le Brent s'établirait en moyenne à 86 dollars le baril au troisième trimestre et à 80 dollars au quatrième, suggérant que le repli de vendredi pourrait signaler l'orientation globale du marché en l'absence d'une nouvelle escalade des hostilités.kpler+1