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reutersuareutersLe ministère russe de l'Économie a abaissé ses prévisions de production et d'exportation de gaz naturel pour 2026, selon un projet de document gouvernemental rapporté pour la première fois par Reuters, alors que l'Union européenne se prépare à mettre fin complètement aux achats de gaz russe à partir de l'année prochaine.reuters
La production de gaz naturel devrait atteindre 683,1 milliards de mètres cubes en 2026, soit une baisse de 5,3 milliards par rapport aux projections de mai, bien que ce chiffre reste supérieur aux 662,7 milliards produits en 2025. Les exportations de gaz naturel liquéfié par voie maritime sont prévues à 35 millions de tonnes métriques, contre 30,3 millions en 2025, mais 5,3 millions de moins que l'estimation précédente. Les exportations de GNL devraient continuer à augmenter dans les années à venir, mais à un rythme plus lent que prévu initialement.pgjonline+2
Ces prévisions révisées serviront à mettre à jour le budget fédéral russe jusqu'en 2029. Reuters a également rapporté plus tôt ce mois-ci que la Russie avait revu à la baisse ses prévisions de production pétrolière pour 2026 à un plus bas de 17 ans, soulignant des contraintes plus larges dans les secteurs des hydrocarbures du pays.reuters
Ces révisions à la baisse reflètent l'effondrement de la relation énergétique autrefois dominante entre la Russie et l'Europe. Les exportations russes de gaz vers l'Europe ont chuté de 44 % en 2025 pour atteindre seulement 18 milliards de mètres cubes, le niveau le plus bas depuis le milieu des années 1970, suite à la fermeture de la route de transit ukrainienne. Ce chiffre contraste fortement avec les quelque 180 milliards de mètres cubes par an que la Russie acheminait vers l'Europe en 2018 et 2019.newsukraine.rbc+1
Le règlement REPowerEU de l'UE impose une élimination complète des importations de GNL russe d'ici fin 2026 et du gaz par gazoduc d'ici fin 2027. Selon la Commission européenne, la part du gaz russe dans les importations de l'UE est passée de 45 % en 2021 à 12 % en 2025.ua
Le Kremlin a soutenu que l'Europe se nuisait à elle-même en achetant du gaz plus cher sur le marché au comptant et affirme que Moscou reste prêt à reprendre les livraisons, notamment via le tronçon survivant du gazoduc Nord Stream.reuters
Les réductions des prévisions interviennent dans un contexte d'intensification du conflit en Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, rencontrant le président Donald Trump en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre, a déclaré avoir proposé un cessez-le-feu énergétique selon lequel l'Ukraine cesserait ses frappes sur les infrastructures énergétiques russes si Moscou cessait de cibler les systèmes électriques ukrainiens. Trump, quant à lui, a déclaré lundi dans une publication sur les réseaux sociaux que la Russie avait malheureusement perdu le contrôle de son industrie diesel après que des frappes de drones ukrainiens ont détruit plusieurs raffineries.ibtimes
Alors que l'Europe se découple définitivement de l'énergie russe, Moscou tente de rediriger les flux de gaz vers les marchés asiatiques. Mais l'infrastructure limitée des gazoducs vers la Chine et l'augmentation des coûts logistiques pour réacheminer les expéditions de GNL signifient que le marché européen ne peut pas être rapidement remplacé.streamlinefeed+1