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globalbankingandfinance+1uniteddaily+1ishr+1La Chine a affirmé son droit de cibler des personnes au-delà de ses frontières en vertu d'une nouvelle loi sur l'unité ethnique qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, un haut responsable ayant rejeté mercredi les critiques étrangères à l'égard de cette disposition, les qualifiant de "juridiquement infondées". Cette déclaration a amplifié les inquiétudes à Taïwan et parmi les groupes internationaux de défense des droits de l'homme, selon lesquelles la loi pourrait devenir un outil de répression transnationale.
Lors d'une conférence de presse à Pékin mercredi, le vice-ministre de la Justice, Hu Weilie, a déclaré que la clause extraterritoriale de la loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques était "légitime, légale, nécessaire et réalisable", rejetant les caractérisations de la disposition comme une "juridiction à long bras". Hu a déclaré que la loi visait les "actes illégaux impliquant des affaires ethniques depuis l'extérieur du pays" et qu'elle "sauvegarderait efficacement la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine". Il a ajouté que la disposition "n'affecterait pas les échanges normaux entre les peuples entre la Chine et d'autres pays, les discussions universitaires, la coopération économique et commerciale, ou d'autres activités".globalbankingandfinance+2
L'article 63 de la loi stipule que les "organisations et individus en dehors de la République populaire de Chine" qui portent atteinte à l'unité ethnique ou "créent une division ethnique" seront tenus légalement responsables. La loi a été adoptée par l'Assemblée nationale populaire de Chine le 12 mars 2026, avec 2 756 voix pour.reuters+2
Des responsables et des universitaires taïwanais ont averti que la loi pourrait donner à Pékin une nouvelle base juridique pour poursuivre les Taïwanais qu'il considère comme des séparatistes. Le Conseil des affaires continentales de Taïwan a averti que le libellé vague de la loi pourrait permettre aux autorités d'appliquer des accusations de manière "arbitraire". Chen Shih-min, professeur de sciences politiques à l'Université nationale de Taïwan, a déclaré que l'objectif affiché de la loi, à savoir promouvoir l'unité ethnique, masque son véritable objectif qui est de tenir pour responsables ceux qui sont jugés "créateurs de division".news.pts+1
Les inquiétudes dépassent les frontières de Taïwan. Un législateur japonais a averti que même le fait d'exprimer son soutien à Taïwan ou de critiquer les politiques chinoises envers les minorités pourrait être traité comme un acte criminel en vertu de la loi. Huit experts des droits de l'homme de l'ONU ont écrit au gouvernement chinois en avril pour avertir que l'article 63 "pourrait créer des risques de répression transnationale".rti+2
La loi codifie ce que les critiques décrivent comme un virage assimilationniste dans la politique ethnique chinoise sous le président Xi Jinping. Elle impose un enseignement en mandarin avant la maternelle, exige que les groupes religieux suivent "la direction de la sinisation de la religion" et ordonne à toutes les organisations de promouvoir "un fort sentiment de communauté pour la nation chinoise". Human Rights Watch a déclaré que la loi fournit "un cadre juridique large pour justifier la répression existante et forcer l'assimilation des populations minoritaires".hrw+2
La Fondation Jamestown a noté que les dispositions extraterritoriales "créent une base législative nationale pour la répression transnationale, conçue pour intimider les communautés de la diaspora".jamestown