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bloomberg.unn.unn.Le plus haut commandant militaire de l'OTAN prépare une stratégie visant une victoire rapide en cas d'attaque russe sur le flanc oriental de l'alliance. Ce plan repose sur l'association de drones et d'intelligence artificielle aux forces conventionnelles, a rapporté Bloomberg lundi après avoir consulté une version non classifiée du documentbloomberg.
Le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Alexus Grynkewich, doit présenter ce document, baptisé "Théorie de la victoire", en Pologne le 12 octobre. Des responsables et diplomates ont confié à Bloomberg que l'objectif est de définir la réponse de l'alliance face à une invasion de son territoireunn+1.
Selon Bloomberg, l'OTAN tenterait de stopper une invasion grâce à des forces terrestres soutenues par l'Initiative de dissuasion du flanc oriental. Ce concept repose sur des drones à bas coût, des systèmes nécessitant peu d'équipage et un ciblage assisté par IA. "Une fois la liberté de manœuvre acquise, l'objectif serait de détruire le commandement et le contrôle ennemis afin d'obtenir une défaite rapide et écrasante des forces russes", précise le médiapravda+1.
La stratégie souligne également que l'OTAN est une alliance défensive devant éviter toute provocation involontaire. Elle appelle les alliés à répondre ensemble aux menaces hybrides, c'est-à-dire aux actes hostiles restant sous le seuil d'un conflit ouvert. L'objectif affiché est de démontrer une préparation telle qu'un adversaire conclurait à l'impossibilité de gagner. Selon des sources, le document vise aussi à montrer aux alliés comment les nouvelles capacités apparues après l'invasion de l'Ukraine en 2022 s'articulent avec les armes traditionnelles, tout en poussant à une augmentation des investissements militairesunn+1.
Le porte-parole de Grynkewich, le colonel Martin O'Donnell, n'a pas souhaité entrer dans les détails. "La théorie de la victoire du commandant suprême est simple : maintenir l'avantage de l'OTAN", a-t-il déclaré. "Compte tenu de l'environnement sécuritaire mondial complexe, nous devons créer les conditions nécessaires pour dissuader toute agression et, si nécessaire, l'emporter en cas d'attaque"pravda.
Ce plan intervient alors que les alliés européens augmentent leurs budgets militaires et débattent de la répartition des fonds entre chars, armes conventionnelles et nouvelles technologies devenues centrales dans la guerre en Ukraine. Durant l'été, Washington a envoyé aux alliés un questionnaire sur leurs dépenses de défense et leur soutien aux politiques du président Donald Trump. Les réponses guideront les réductions prévues des actifs militaires américains en Europe. L'enquête demandait également si les alliés disposaient encore de forces disponibles pour les plans de défense de Grynkewichunn.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré ne voir aucun signe indiquant que la Russie prépare une attaque conventionnelle contre l'alliance, tout en avertissant que l'Europe doit se préparer aux attaques hybrides. Martin Jäger, chef du service de renseignement allemand, a évoqué un risque de conflit violent avec la Russie. L'Estonie déplace une brigade clé de Tapa vers Jõhvi, à environ 50 kilomètres de la frontière russe. La Lituanie et la Pologne élaborent un plan d'évacuation des civils des pays baltes si nécessaireazernews+1.