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ft+1cryptotrmlabs+1La banque centrale d'Iran a discrètement assoupli le contrôle des changes ces derniers mois, tolérant l'usage des cryptomonnaies pour le règlement des échanges transfrontaliers alors que le pays cherche des alternatives face à la pression croissante des sanctions américaines, a rapporté mercredi le Financial Times News Corp .ft
Ce changement permet aux exportateurs iraniens de rapatrier leurs revenus de l'étranger via des plateformes d'échange locales, de convertir des devises sur les marchés libres et d'utiliser directement les recettes d'exportation pour financer des importations, contournant ainsi les canaux étatiques qui imposaient historiquement aux entreprises de rapatrier leurs devises à des taux inférieurs à ceux du marché.crypto+1
L'USDT Tether, le stablecoin indexé sur le dollar émis par Tether, serait l'actif numérique le plus utilisé pour les paiements commerciaux transfrontaliers de l'Iran, suivi par le Bitcoin . La blockchain Tron a les faveurs des utilisateurs pour les transferts d'USDT en raison de ses faibles frais de transaction.crypto+1
« Recevoir des paiements d'exportation en cryptomonnaies est désormais devenu tout à fait normal », a confié au Financial Times un cadre d'une entreprise liée à l'État. La Banque centrale d'Iran n'a pas répondu aux demandes de commentaires du quotidien.ft+1
TRM Labs a attribué environ 9,9 milliards de dollars de volume de cryptomonnaies à l'Iran en 2025, contre environ 11,4 milliards en 2024, ce qui reflète, selon le cabinet, une demande structurelle plutôt qu'un trading spéculatif. L'Iran fait également face au défi des recettes d'exportation non rapatriées, plus de 20 000 particuliers et entreprises ayant prétendument omis de rapatrier environ 94 milliards d'euros, selon des chiffres cités par le Financial Times.kucoin+1
Ce changement de politique informel intervient alors que le Trésor américain a intensifié ses mesures de contrôle contre l'infrastructure crypto de l'Iran tout au long de l'année 2026. En juin, l'Office of Foreign Assets Control (OFAC) a sanctionné quatre grandes plateformes d'échange iraniennes, Nobitex, Bit Pin, Wallex et Ramzinex, qui, selon les estimations de TRM Labs, ont traité environ 78 % du volume de cryptomonnaies attribué à l'Iran en 2025.trmlabs
En avril, Tether a gelé environ 344 millions de dollars en USDT sur deux adresses Tron liées à la banque centrale et aux réseaux militaires iraniens. En juillet, 131 millions de dollars supplémentaires ont été gelés sur quatre autres portefeuilles. En août, le Trésor a émis une décision sectorielle inédite permettant à l'OFAC de sanctionner toute personne étrangère opérant dans le secteur des actifs numériques en Iran ou le soutenant.binance+4
L'article du Financial Times décrit une évolution des pratiques d'application plutôt qu'une loi publiée ou une directive officielle de la banque centrale. Aucun document public de la Banque centrale d'Iran n'a confirmé que les cryptomonnaies constituaient un mode de règlement autorisé. Cette nuance prive les entreprises iraniennes de toute certitude juridique et expose les contreparties étrangères, plateformes d'échange, prestataires de services de paiement et partenaires commerciaux, à de potentielles sanctions secondaires américaines, à des gels d'actifs et à des poursuites, indépendamment de la tolérance manifestée par Téhéran.chainalysis+1