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bloombergchemicals.economictimes.indiatimeschemicals.economictimes.indiatimesL'Iran a adopté une posture militaire et diplomatique plus agressive alors que les négociations avec les États-Unis restent dans l'impasse. Téhéran exige de vastes concessions économiques avant d'accepter de rouvrir le détroit d'Ormuz, tout en réorganisant ses forces armées autour de ce qu'un haut commandant a qualifié de « doctrine offensive ».
Le Guide suprême Mojtaba Khamenei a procédé à une série de nominations militaires de haut niveau marquant un virage vers une posture extérieure plus combative, a rapporté Bloomberg mardi. Mohammad Reza Naqdi, général du Corps des gardiens de la révolution islamique et conseiller du nouveau commandant de cette force, a confirmé ce changement lors d'un entretien à la télévision d'État iranienne mardi soir, le qualifiant de « doctrine offensive ».bloomberg
Ces changements militaires coïncident avec un durcissement de la position de négociation de l'Iran. Des sources diplomatiques ont indiqué à 24 News HD que Téhéran exige désormais que trois questions économiques majeures : l'indemnisation des dommages de guerre, la levée globale des sanctions et la libération des avoirs iraniens gelés, soient résolues selon ses conditions avant toute réouverture du détroit. Ces exigences vont bien au-delà du protocole d'accord du 17 juin entre les deux parties, qui portait principalement sur la réouverture du détroit en échange de la levée des sanctions liées au pétrole.24newshd
La nomination du commandant des Gardiens de la révolution, Mohsen Rezaï, à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran a été perçue par des sources diplomatiques comme le signal d'une approche plus ferme. Dans une publication sur X, Rezaï a déclaré que le détroit d'Ormuz resterait fermé tant que les États-Unis ne mettraient pas fin à leurs actions militaires, ne libéreraient pas les avoirs gelés et ne feraient pas cesser les combats à Gaza et au Liban.chemicals.economictimes.indiatimes+1
L'impasse diplomatique se double d'une intensification de la confrontation maritime. Le Commandement central des États-Unis a déclaré que les forces américaines avaient tiré des missiles sur le cargo battant pavillon panaméen M/V Vela Nova dans le golfe d'Oman, après que l'équipage a poursuivi sa route vers l'Iran malgré des avertissements répétés, selon ABC News. Un hélicoptère de l'US Navy a tiré deux missiles Hellfire qui ont touché la salle des machines et immobilisé le navire, ce qui en fait le troisième bâtiment stoppé depuis la reprise du blocus en juillet.chemicals.economictimes.indiatimes
Deux autres navires ont fait l'objet d'un abordage et 55 autres ont été déroutés depuis juillet, a rapporté ABC News, ce qui montre que l'application du blocus est devenue plus systématique.chemicals.economictimes.indiatimes
Malgré l'escalade militaire, les efforts diplomatiques en coulisses se poursuivent. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari, a déclaré mardi que les discussions entre l'Iran et l'Oman sur l'avenir du détroit se trouvaient à un « point critique », ajoutant que Doha avait reçu des signaux positifs des deux capitales ces derniers jours.chemicals.economictimes.indiatimes
Le décalage entre une diplomatie active et des opérations cinétiques en mer souligne la volatilité de l'affrontement actuel. Washington a démontré sa volonté de faire respecter les restrictions par la force, tandis que Téhéran lie le sort de l'un des couloirs énergétiques les plus importants au monde à des exigences qui dépassent largement la sécurité maritime pour s'étendre au conflit régional au sens large.24newshd+1