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apnews+1lemonde+1apnews+1Le président irakien Nizar Amedi a désigné lundi Ali al-Zaidi, un homme d'affaires de 40 ans et nouveau venu en politique, au poste de Premier ministre désigné, le chargeant de former un nouveau gouvernement après des mois d'impasse politique et des semaines de négociations tendues façonnées par la pression américaine.apnews+2
Cette nomination est intervenue le dernier jour du délai constitutionnel, après que le Cadre de coordination — une coalition de factions chiites détenant environ 185 des 329 sièges du parlement — a approuvé al-Zaidi comme son "candidat de consensus" à l'issue d'une réunion au palais du gouvernement à Bagdad.rudaw+1
Al-Zaidi n'a jamais occupé de fonction publique. Banquier et investisseur, il est président de la National Holding Company, un groupe d'investissement privé, et a précédemment présidé le conseil d'administration de l'al-Janoob Islamic Bank. Il est titulaire de diplômes en droit et en finance et préside également le conseil d'administration de l'université Al-Shaab à Bagdad. Il possède une chaîne de télévision et, s'il réussit à constituer un cabinet, deviendrait le plus jeune Premier ministre d'Irak.turkiyetoday+1
Selon la constitution irakienne, al-Zaidi dispose de 30 jours pour former un cabinet et obtenir un vote de confiance du parlement, ce qui nécessite au moins 167 voix. Le Cadre de coordination a salué l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki et le Premier ministre sortant Mohammed Shia' al-Sudani pour avoir retiré leurs candidatures, une mesure qui, selon le bloc, "reflète un engagement envers les intérêts nationaux supérieurs".rudaw+2
La nomination d'al-Zaidi fait suite à des mois de manœuvres politiques qui ont commencé après les élections législatives irakiennes de novembre 2025. Le Cadre de coordination soutenait initialement al-Maliki, qui a été Premier ministre de 2006 à 2014, mais le président Donald Trump a averti en janvier que les États-Unis retireraient leur soutien à l'Irak si al-Maliki revenait au pouvoir. Cet ultimatum, publié sur Truth Social, a effectivement mis fin à la candidature d'al-Maliki et a contraint la coalition à chercher une alternative, selon Le Monde.wikipedia+3
Le parlement a élu Nizar Amedi président le 11 avril, brisant l'impasse et déclenchant le délai de 15 jours pour nommer un Premier ministre désigné.aljazeera+1
Tous les observateurs ne sont pas convaincus que la nomination d'al-Zaidi tiendra. L'analyste politique irakien Abu Mithaq al-Masari a suggéré lundi qu'al-Zaidi pourrait être une "carte brûlée" — un candidat sacrificiel utilisé pour gagner du temps après que le délai constitutionnel a été presque dépassé. Même avec le soutien du Cadre de coordination, l'obtention d'un nombre suffisant de voix parlementaires reste incertaine, a rapporté l'Associated Press. Les délais constitutionnels irakiens ont régulièrement été manqués lors des précédentes formations de gouvernement.apnews+2