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nprnprnprIsraël a officiellement fait part de ses "sérieuses préoccupations sécuritaires" à la Maison Blanche concernant l'accord proposé pour désarmer le Hamas, marquant la première opposition publique depuis que le président Donald Trump a annoncé le pacte la semaine dernière. Ces objections menacent de compliquer ce que l'administration a qualifié de percée pour mettre fin au conflit qui dure depuis près de trois ans à Gaza.
Doron Spielman, porte-parole du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche à l'Associated Press que l'évaluation des renseignements israéliens indique que le Hamas reste déterminé à reconstruire ses capacités militaires plutôt qu'à se démilitariser réellement. Il a précisé que l'armée israélienne ne se retirerait pas de Gaza, où elle contrôle plus de 60% du territoire, avant que le Hamas ne soit totalement désarmé.npr+1
"Notre évaluation est que si nous nous redéployons avant que le Hamas ne soit réellement désarmé, il étendra rapidement sa présence dans tout Gaza, reconstruira son infrastructure terroriste, menacera à nouveau les communautés israéliennes et cherchera à mener une autre attaque du type du 7 octobre", a déclaré Spielman.politico+1
"Se désarmer signifie abandonner physiquement les armes. Rien de moins", a-t-il ajouté.jns
La Maison Blanche n'a pas fourni de commentaires supplémentaires dimanche lorsqu'elle a été interrogée sur l'évaluation d'Israël. Des responsables américains ont déclaré la semaine dernière qu'Israël avait été consulté à chaque étape des négociations et qu'il ne lui était rien demandé au-delà de ce à quoi il s'était engagé dans le cadre du cessez-le-feu signé en octobre dernier.wemu+1
Trump a annoncé le vendredi 31 juillet que son Conseil de paix était parvenu à un accord avec le Hamas pour le désarmement complet des groupes armés à Gaza, le qualifiant de "jalon majeur" dans son plan de cessez-le-feu en 20 points. Une copie de l'accord obtenue par l'AP décrit un processus par étapes : les armes détenues par la police contrôlée par le Hamas seraient transférées à un comité technocrate palestinien soutenu par les États-Unis, suivi du déclassement des armes lourdes et du démantèlement des tunnels et des sites de production militaire, le tout lié à un retrait israélien progressif.aljazeera+3
Selon des sources proches du dossier ayant parlé à l'AP sous couvert d'anonymat, Israël a communiqué ses préoccupations par l'intermédiaire de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui siège au Conseil de paix dirigé par Trump. Parmi les exigences d'Israël : la liberté de mener des opérations militaires à Gaza, l'exclusion du Qatar et de la Turquie de la vérification des étapes de l'accord, et la destruction des armes du Hamas après leur confiscation.npr+1
Nickolay Mladenov, haut représentant pour Gaza au nom du Conseil de paix, a déclaré dimanche que son équipe travaillait "jour et nuit" pour parvenir à une désescalade et à la mise en œuvre complète du plan de paix.jns
Israël a continué de frapper Gaza depuis la signature du cessez-le-feu en octobre dernier, affirmant cibler l'infrastructure du Hamas. Les hôpitaux locaux ont fait état d'au moins 17 morts lors des dernières frappes ce week-end, dont des enfants. L'armée israélienne a déclaré que les frappes visaient des agents militants.wemu+1
Il semble peu probable qu'Israël retire ses forces avant les élections d'octobre, Netanyahu étant sous pression de ses partenaires de coalition d'extrême droite pour maintenir une présence à Gaza, et de ses opposants qui l'accusent de ne pas avoir empêché l'attaque du 7 octobre 2023, qui a tué environ 1 200 personnes et déclenché la guerre.npr