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apnews+1thenationalnews+1thenationalnewsL'Irak et la Syrie ont signé vendredi à Washington un protocole d'accord visant à réhabiliter l'oléoduc de pétrole brut Kirkouk-Baniyas, longtemps hors service. Cet accord, négocié par les États-Unis, vise à créer une voie d'exportation contournant le détroit d'Ormuz dans le contexte du conflit actuel entre les États-Unis et l'Iran.apnews+2
Le contrat, signé lors d'un sommet économique américano-irakien à la Chambre de commerce des États-Unis, fait partie d'un ensemble plus large d'environ 60 milliards de dollars d'accords et de partenariats entre l'Irak et les États-Unis, couvrant l'énergie, la santé, les communications et les infrastructures.thenationalnews+1
L'oléoduc Kirkouk-Baniyas est un corridor de 800 kilomètres reliant les champs pétrolifères du nord de l'Irak, près de Kirkouk, au port méditerranéen syrien de Baniyas. Il est resté largement hors service depuis les dommages subis lors de l'invasion de l'Irak menée par les États-Unis en 2003.easternherald+2
Le département d'État américain a qualifié ce projet d'infrastructure prioritaire d'importance stratégique bilatérale et régionale. Une fois achevé, l'oléoduc devrait transporter 2 millions de barils de pétrole brut par jour, selon le département d'État.thenationalnews+2
Chevron doit rejoindre un consortium avec TI Capital et la société qatarie UCC Holding pour entreprendre la réhabilitation, avec des coûts estimés entre 4,5 et 8 milliards de dollars. La signature a été présidée par le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright.thenewregion+3
La relance de l'oléoduc est motivée par la volonté de Washington de réduire l'influence de l'Iran sur les flux énergétiques mondiaux. L'Irak dépend actuellement du détroit d'Ormuz pour environ 95 % de ses exportations de pétrole, une vulnérabilité mise en évidence lors du conflit actuel entre les États-Unis et l'Iran.facebook
Thomas Barrack, ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie et l'Irak, a déclaré lors du sommet que la vision économique régionale du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi rendrait le détroit d'Ormuz "anecdotique dans deux ans".abcnews+1
Les analystes ont averti que même s'ils étaient achevés, les oléoducs proposés ne remplaceraient probablement pas totalement le détroit d'Ormuz en tant que principal corridor énergétique mondial, notant que les économies asiatiques, notamment l'Inde, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, continueront de dépendre des expéditions du Golfe passant par le détroit.swarajyamag
L'accord sur l'oléoduc n'était qu'un élément parmi plus de 50 accords préliminaires signés vendredi. ConocoPhillips a accepté d'acquérir une participation de 42 % dans BP Energy Company of Kirkuk Limited pour développer quatre champs pétrolifères en production dans le nord de l'Irak. Chevron a également signé des accords pour développer davantage les champs pétrolifères de West Qurna 2 et de Nasiriyah.thenationalnews
Reuters a rapporté pour la première fois le 14 juillet que les États-Unis soutenaient les efforts visant à relancer l'oléoduc Irak-Syrie, les discussions se concentrant sur la route Kirkouk-Baniyas.reuters