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middleeastmonitor+1xtbmiddleeastmonitor+1Les contrats à terme sur le gaz naturel européen se sont envolés lundi, l'Iran ayant douché les espoirs d'une réouverture rapide du détroit d'Ormuz en imposant à Washington une série de conditions draconiennes, interprétées par les marchés comme le signe de perturbations prolongées de l'approvisionnement. Les contrats de référence TTF ont progressé de plus de 6 % pour atteindre près de 58 € le mégawattheure, tandis que les cours du pétrole ont également augmenté dans ce contexte d'impasse.middleeastmonitor+1
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré dimanche qu'un accord avec l'Oman sur de nouvelles voies de navigation à travers le détroit était dans sa « phase finale », tout en prévenant que la voie maritime ne rouvrirait pas dans l'immédiat. Il a ajouté que Téhéran n'était pas engagé dans des pourparlers directs avec Washington et n'en entamerait pas tant que les États-Unis violeraient l'accord intérimaire signé en juin. Les exigences de l'Iran incluent l'arrêt des attaques contre le pays et ses alliés, la levée des sanctions, le dégel des avoirs iraniens et le versement d'indemnités de guerre.business-standard+1
L'impasse diplomatique survient à un moment particulièrement précaire pour l'Europe. Les réserves de gaz de l'UE n'atteignent qu'environ 56 à 59 % de leur capacité à la mi-août, leur plus bas niveau depuis 2009 et un niveau bien inférieur à la moyenne saisonnière sur cinq ans de 76 %. Ce déficit fragilise le continent à l'approche de la saison de chauffage hivernale, alors que le remplissage des stocks progresse à son rythme le plus lent depuis plus de cinq ans.investing+1
Des températures anormalement élevées dans le sud de l'Europe ont aggravé la situation, stimulant la demande en climatisation et contraignant les entreprises d'électricité à brûler du gaz pour produire du courant plutôt qu'à l'injecter dans les réserves. Une vague de chaleur imminente, devant faire grimper les températures au-dessus de 33 °C à Londres, Francfort et Paris cette semaine, menace d'accentuer encore cette pression.xtb
Le cabinet d'analyse énergétique Kpler Insight a révisé ses prévisions, abandonnant le scénario de désescalade au profit d'une crise prolongée. Il s'attend à ce que le transit par le détroit d'Ormuz reste fortement restreint jusqu'à la fin de l'année 2026, avant une reprise progressive au premier trimestre 2027. Le détroit est en pratique fermé au transport maritime commercial depuis mars, bloquant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de GNL.hellenicshippingnews+1
Les marchés pétroliers ont traduit une inquiétude similaire. Les contrats à terme sur le pétrole Brent pour livraison en octobre sont montés aux alentours de 84,46 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate s'est hissé à environ 78,84 dollars. « Le détroit d'Ormuz reste de fait fermé », a souligné Westpac, ajoutant que l'incertitude demeure vive alors que le conflit avec l'Iran entre dans son sixième mois.middleeastmonitor
Les fournisseurs d'énergie européens se trouvant en concurrence directe avec les acheteurs asiatiques pour obtenir les rares cargaisons de GNL sur le marché au comptant, les analystes s'attendent à ce que les prix maintiennent un plancher élevé. Cette impasse non résolue a transformé le détroit en ce qu'un analyste a décrit comme « un levier de négociation permanent et structurel », marquant ce qui pourrait être un tournant durable pour la sécurité énergétique mondiale.jpost