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anews+1maritime-executiveapnewsLa marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré vendredi qu'elle détenait un « contrôle décisif » sur le détroit d'Ormuz, rejetant les affirmations américaines selon lesquelles la voie navigable est ouverte, les qualifiant de « pur mensonge, visant uniquement à manipuler les prix du pétrole et à masquer leurs échecs ». Cette déclaration est intervenue quelques heures seulement après que le chef du Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé que les forces américaines avaient terminé le déminage des mines marines iraniennes dans les couloirs de navigation du détroit.mehrnews+4
Ces affirmations contradictoires soulignent l'impasse persistante autour du goulot d'étranglement pétrolier le plus important au monde, un conflit vieux de six mois qui a perturbé les marchés de l'énergie et laissé des milliers de marins bloqués en mer.
L'Organisation maritime internationale (OMI) a déclaré vendredi qu'environ 6 000 marins à bord de près de 400 navires ne pouvaient toujours pas quitter le golfe Persique en toute sécurité, selon le secrétaire général de l'OMI, Arsenio Dominguez. Ce chiffre est en nette baisse par rapport aux quelque 20 000 marins et 2 000 navires bloqués au début de la crise. L'OMI a indiqué avoir vérifié au moins 70 attaques contre la navigation internationale depuis le début du conflit, le 28 février, entraînant la mort confirmée de 19 marins.wsj+2
Le chef du CENTCOM, l'amiral Brad Cooper, a déclaré jeudi que toutes les mines posées par les Gardiens de la révolution sur les routes de transit internationalement reconnues avaient été retirées, affirmant que « le détroit est ouvert ». La réponse de l'Iran ne s'est pas fait attendre : la marine des Gardiens de la révolution a déclaré que la voie navigable « est complètement fermée à tous les navires cherchant à passer sans coordination avec la République islamique », et le resterait jusqu'à ce que « les méfaits de l'armée terroriste américaine » cessent et que les conditions iraniennes soient remplies.anews+3
L'Iran et l'Oman négocient un couloir de navigation conjoint temporaire à travers le détroit. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue omanais, Badr Albusaidi, ont discuté mardi à Téhéran d'un « cadre intérimaire » qui comprendrait une mission de déminage et des routes de transit commercial temporaires, selon un communiqué conjoint publié par l'agence de presse omanaise. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a précisé que le trafic commercial passerait par les eaux iraniennes à l'aller et par un mélange d'eaux iraniennes et omanaises au retour, un plan permanent devant être négocié d'ici 30 à 60 jours. L'Iran a insisté sur le fait qu'aucun navire militaire ne serait autorisé dans le cadre d'un quelconque accord.bloomberg+1
Cette guerre des mots reflète une tendance qui persiste depuis le début du conflit plus large avec l'Iran fin février. Le président Trump a revendiqué à plusieurs reprises la domination américaine sur le détroit, écrivant sur Truth Social à la mi-août que « les États-Unis ont le contrôle total du détroit d'Ormuz ». Le chef de la force paramilitaire Bassidj, Hossein Taeb, a rétorqué que le détroit restait « sous la gestion et le contrôle de la République islamique », et a prévenu qu'une pression économique continue sur Téhéran entraînerait des perturbations économiques pour les États-Unis et leurs alliés. Le détroit achemine habituellement environ 20 % des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.aljazeera+3