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wanaen+1axios+1aljazeeraDeux pétroliers iraniens transportant un total d'un million de barils de brut se sont déroutés vers le port de Karachi au Pakistan, selon les données de suivi des navires rapportées par Bloomberg, une décision qui souligne l'impact immédiat du blocus naval renouvelé des États-Unis sur le transport maritime iranien.wanaen
Les pétroliers, identifiés comme le "Rani" et l'"Amil", ont changé de cap mardi, le jour même où l'armée américaine a commencé à appliquer le blocus rétabli à 16h00 ET. Les deux navires avaient quitté le golfe Persique peu avant que les forces américaines ne reprennent les restrictions maritimes sur les ports iraniens.axios+1
Le déroutement est intervenu quelques heures après que le Commandement central américain a confirmé qu'il avait repris le blocage de tout trafic maritime à destination et en provenance des ports et des zones côtières iraniens. "Le Commandement central américain commencera à appliquer un blocus naval de tous les ports iraniens et des zones côtières iraniennes", a déclaré la marine dans un communiqué mardi. "Tout navire suspecté d'entrer ou de quitter la zone bloquée sans autorisation est passible d'interception, de déroutement et de capture".aspenpublicradio+1
Le président Trump a annoncé le rétablissement du blocus lundi via Truth Social, déclarant que les États-Unis serviraient de "gardien du détroit d'Ormuz" et exigeant une taxe de 20 % sur toutes les cargaisons transitant par la voie navigable. Cette décision a effectivement déchiré un protocole d'accord entre Washington et Téhéran signé en juin qui avait brièvement rouvert les exportations de pétrole iranien.axios+2
Le choix de Karachi comme destination par les pétroliers reflète la position unique du Pakistan dans le conflit. Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l'Iran fin février, le Pakistan est devenu un intermédiaire crucial dans les flux énergétiques de la région. En mars, le Pakistan a obtenu un accord avec l'Iran autorisant 20 navires battant pavillon pakistanais à transiter par le détroit d'Ormuz, et le pétrolier "Karachi" de la Pakistan National Shipping Corporation est devenu le premier navire non iranien à franchir le point de passage avec son signal de suivi actif.al-monitor+2
Le Pakistan a également servi de point de transit pour les marins iraniens rapatriés des pétroliers saisis par les États-Unis, au moins quatre groupes de membres d'équipage ayant été remis au consulat d'Iran à Karachi ces derniers mois.aa+1
Le retour du blocus survient dans un contexte de reprise plus large des hostilités. Le jour même où les pétroliers se sont déroutés, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a affirmé avoir lancé plusieurs vagues de frappes de missiles et de drones contre des installations militaires américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. Les forces américaines ont également frappé des cibles à l'intérieur de l'Iran, notamment des casernes militaires et des infrastructures civiles dans les provinces du Khouzestan et d'Ilam.wanaen
La confrontation marque l'effondrement de ce que Trump avait qualifié quelques semaines plus tôt de "grand accord" avec Téhéran. Le Washington Post News Corp a rapporté que Trump avait écarté l'accord de juin comme étant simplement "un test", préparant le terrain pour un conflit renouvelé sur le contrôle de l'un des points de passage énergétiques les plus critiques au monde.washingtonpost