Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

amnestyusaamnestyusaamnestyusa+1Une coalition d'organisations de défense des droits humains menée par Amnesty International et la Sport & Rights Alliance a publié mercredi un communiqué conjoint appelant la FIFA à engager de profondes réformes de gouvernance, affirmant que la crise de direction actuelle révèle des défaillances systémiques plus vastes dans la protection des droits humains.
Ce communiqué, publié dans un contexte de contestation croissante autour du président de la FIFA Gianni Infantino, détaille cinq exigences principales: le rétablissement d'un Conseil consultatif indépendant permanent sur les droits humains, la refonte du Comité d'éthique de la FIFA et l'adoption d'une stratégie assortie d'échéances en matière de droits humains.amnestyusa+1
"La personne à la tête de la FIFA importe beaucoup, mais le problème majeur est systémique", a déclaré Andrea Florence, directrice exécutive de la Sport & Rights Alliance. "Cette crise doit impulser des réformes attendues depuis longtemps afin d'inscrire enfin la protection des droits humains au cœur du football mondial."amnestyusa
La coalition a également réclamé des engagements contraignants relatifs aux droits humains dans les contrats d'accueil des Coupes du monde masculines 2030 et 2034, ainsi qu'un fonds d'indemnisation pour réparer les préjudices subis par les travailleurs migrants lors des chantiers du Mondial 2022 au Qatar.dublinpeople+1
Cette mise en demeure survient au moment où la FIFA affronte sa période la plus tumultueuse depuis les inculpations du ministère américain de la Justice en 2015. Infantino a retiré fin juillet sa proposition controversée FIFA Forward Enterprise après des menaces de boycott de la Coupe du monde formulées par l'UEFA. Depuis, European Leagues, le Premier ministre canadien Mark Carney et plusieurs fédérations nationales ont réclamé des réformes de gouvernance ou exprimé leur défiance à l'égard de la présidence d'Infantino.nbcsports+2
Le 5 août, Infantino a tenu une réunion décrite comme une "réunion de crise" avec des cadres dirigeants à Rabat, au Maroc, tandis que l'UEFA maintenait qu'elle avait perdu confiance dans la direction de la FIFA.dailyherald+1
Les organisations ont souligné que la FIFA avait dissous son Conseil consultatif indépendant sur les droits humains sous le mandat d'Infantino et n'avait jamais mis en œuvre la plupart de ses recommandations. "La FIFA n'a toujours pas indemnisé financièrement les familles des milliers de travailleurs migrants morts pour permettre la tenue de la Coupe du monde 2022 au Qatar", a dénoncé Minky Worden, directrice des initiatives mondiales chez Human Rights Watch.amnestyusa
Les ONG ont aussi fustigé l'attitude d'Infantino envers les médias, rappelant une conférence de presse au lancement du Mondial 2026 où il a lancé aux journalistes de se "détendre et se calmer", alors qu'il s'agissait de son premier face-à-face avec la presse depuis 2023. Les prochaines élections à la présidence de la FIFA sont prévues pour mars 2027, avec une probabilité croissante de voir Infantino faire face à une candidature d'opposition.dailyherald+2