Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter

ftreuters+1japantimes+2Les fabricants chinois utilisant des terres rares saisissent ce que le Financial Times décrit comme une opportunité "historique" de monter dans la chaîne de valeur industrielle et d'évincer leurs concurrents étrangers, en tirant parti des contrôles à l'exportation croissants de Pékin sur les minéraux critiques pour capturer des segments de fabrication à plus haute valeur ajoutée, auparavant dominés par des entreprises japonaises et d'autres firmes internationales.ft+2
Le rapport, publié par le Financial Times le 8 juillet, détaille comment les restrictions à l'exportation de la Chine — imposées initialement en janvier 2026 après que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a qualifié une attaque chinoise potentielle contre Taïwan de "menace existentielle" — permettent désormais aux entreprises chinoises de supplanter leurs rivaux dans la fabrication en aval, et non plus seulement dans l'approvisionnement en matières premières. La Chine contrôlant environ 70 % de la production de terres rares et près de 90 % de la capacité mondiale de raffinage, les entreprises nationales bénéficient d'un accès ininterrompu à des matériaux que leurs concurrents étrangers ne peuvent plus obtenir.cnbc+3
Les restrictions ont particulièrement touché le Japon. Reuters a rapporté le 7 juillet qu'une pénurie de minéraux critiques affecte désormais l'économie japonaise dans son ensemble, les documents d'entreprise signalant une urgence croissante. Les exportations chinoises d'aimants aux terres rares vers le Japon ont chuté de 35 % rien qu'en mai, atteignant leurs niveaux les plus bas depuis plus d'un an. Les exportations de terres rares lourdes, telles que le terbium et l'oxyde de dysprosium, vers le Japon sont nulles depuis fin 2025.reuters+4
Cette pression a contraint les entreprises japonaises à recourir à des solutions de contournement coûteuses. Shin-Etsu Chemical, l'un des plus grands fabricants d'aimants aux terres rares au monde, a cessé d'accepter de nouvelles commandes d'aimants contenant du dysprosium et a annoncé des plans pour une raffinerie nationale de terres rares dans la préfecture de Fukui. Mitsubishi Electric a lancé un programme en juin pour recycler les terres rares provenant de climatiseurs mis au rebut, bien que les analystes soulignent que ces efforts sont coûteux et ne produisent que des terres rares légères en petites quantités.globaltimes+2
Le gouvernement japonais a signé un cadre avec le président américain Donald Trump pour le stockage conjoint et la coordination sur les minéraux critiques, et le G7 a convenu en juin de renforcer la coordination des stocks. Cependant, des alternatives à l'échelle commerciale restent encore à des années d'être opérationnelles.money.usnews+1
Pékin a régulièrement élargi sa campagne tout au long de 2026. En juin, la Chine a placé sur liste noire MP Materials et USA Rare Earth ainsi que huit autres entités américaines liées à l'armée. Elle a également ajouté des instituts de défense et des entreprises japonaises, dont des unités de Mitsubishi Heavy Industries et le fabricant de drones Terra Drone, à ses listes de contrôle des exportations et de surveillance.reuters+1
L'effet cumulatif va bien au-delà des flux de matières premières. En refusant aux fabricants étrangers l'accès aux terres rares transformées et aux aimants alors que les entreprises chinoises ne sont soumises à aucune contrainte de ce type, les contrôles de Pékin accélèrent un changement structurel permettant aux entreprises chinoises de casser les prix et de supplanter leurs concurrents dans des secteurs allant des véhicules électriques à la robotique, en passant par l'électronique de défense.moneycontrol+1