Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

npr+1abc+1beinsports+1Alors que l'Argentine s'apprête à affronter l'Espagne ce dimanche en finale de la Coupe du monde au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey, les supporters de toute l'Amérique latine ont rompu avec la traditionnelle solidarité continentale pour se ranger derrière l'équipe européenne, faisant des tenants du titre l'équipe la plus clivante du tournoi.
Plutôt que de se rassembler derrière la dernière équipe latino-américaine en lice, les supporters du Mexique, de Colombie, du Chili, de l'Équateur et du Pérou ont envahi les réseaux sociaux de messages de soutien à l'Espagne, selon des informations du Los Angeles Times, de NPR et de Reuters. Le sentiment anti-argentin découle de plusieurs griefs : l'impression d'un arbitrage favorable tout au long du tournoi, des accusations de racisme visant les supporters et les joueurs argentins, et un ressentiment plus large lié à la politique clivante du président argentin Javier Milei.latimes+2
« Pas question que je soutienne les Argentins », a confié au Los Angeles Times Roberto García, propriétaire d'un magasin de vêtements à Mexico. « Comment peut-on sympathiser avec une équipe qui tient un discours aussi suprémaciste et raciste ? »latimes
Lors de deux matchs de l'Argentine durant ce tournoi, des supporters ont été filmés en train de proférer des insultes racistes à l'encontre d'un streamer afro-américain, relançant le débat sur un chant raciste entonné auparavant par des membres de l'équipe nationale pour se moquer des joueurs noirs des équipes adverses. La polémique a enflé lorsque le journaliste argentin Eduardo Feinmann a déclaré à l'antenne après l'élimination du Mexique : « Je déteste les Mexicains, je les déteste de toute mon âme », poussant la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum à qualifier ces propos d'« épouvantables ».france24+1
La victoire de l'Argentine en demi-finale contre l'Angleterre a jeté de l'huile sur le feu. Les joueurs ont brandi une banderole proclamant « Las Malvinas Son Argentinas » (Les Malouines sont argentines), en violation apparente des règlements de la FIFA qui interdisent les messages politiques dans les stades. La FIFA a déclaré que sa commission de discipline « évalue les rapports de match » et envisage d'éventuelles sanctions.abc+3
Claudia Sheinbaum, qui a confirmé sa présence à la finale de dimanche sur invitation du président américain Donald Trump, a plaisanté avec les journalistes lors d'une conférence de presse sur le fait que les reporters soutenaient l'Espagne plutôt que l'Argentine. De son côté, Javier Milei a annoncé qu'il n'assisterait pas au match, invoquant la superstition.beinsports+2
Le New York Times a rapporté que, loin de bénéficier du soutien des autres supporters d'Amérique latine, l'Argentine « est devenue l'équipe contre laquelle ils se liguent ». Le Boston Globe a analysé ce phénomène sous l'angle de l'identité, soulignant que pour de nombreux supporters latinos, « les vieilles rivalités et les questions d'identité comptent toujours plus » que le génie de Lionel Messi.globeopinion.substack+1
L'actrice argentine Karenina Ivankovic, qui vit à Mexico depuis 13 ans, a confié au Los Angeles Times avoir été choquée par la « xénophobie » visant ses compatriotes durant le tournoi, affirmant que plusieurs de ses amis argentins avaient été physiquement agressés lors d'un festival de supporters organisé par la FIFA dans la capitale.latimes
« C'est devenu très politique et personnel », a-t-elle déclaré. « Mais ce n'est qu'un jeu. »latimes