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bloomberg+1Reuters+1mitradeLes responsables de la Banque centrale européenne ont renforcé mardi les attentes selon lesquelles la banque relèvera ses taux d'intérêt lors de sa réunion du 10 septembre, bien qu'ils divergent sur l'ampleur du resserrement supplémentaire nécessaire alors que la zone euro fait face à une inflation persistante, alimentée en partie par la hausse des prix du pétrole et les tensions au Moyen-Orient.
Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, Gediminas Šimkus, a déclaré à Econostream Media qu'une hausse des taux en septembre est quasi certaine, et qu'elle ne sera pas la dernière. "Toutes les données actuellement disponibles m'amènent à penser qu'il est très probable que nous relevions les taux, et que cette hausse de septembre ne sera pas suffisante", a déclaré le banquier central lituanien dans une interview publiée mardi. Šimkus a ajouté que les nouvelles projections des services de la BCE devraient probablement pousser la trajectoire des taux vers le haut.fxstreet+1
Ces commentaires marquent une escalade par rapport à la position de Šimkus fin juillet, lorsqu'il avait déclaré à la radio lituanienne qu'une hausse était "beaucoup plus probable" qu'un maintien, sans toutefois suggérer de mesures supplémentaires au-delà de septembre.econostream-media
Les marchés ont largement intégré une hausse d'un quart de point qui porterait le taux de dépôt de la BCE à 2.50%, contre 2.25% actuellement, niveau où il se situe depuis la hausse de juin, la première de la banque depuis 2023. Un sondage Reuters publié mi-août a révélé que la plupart des économistes s'attendent à ce que la décision de septembre soit suivie d'une pause prolongée au moins jusqu'à la mi-2027.Investinglive+2
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a offert une vision un peu plus optimiste le même jour. Selon des commentaires rapportés par Reuters, Nagel a déclaré que l'économie mondiale reste "sur une trajectoire de croissance" malgré la crise au Moyen-Orient et a salué le ralentissement de l'inflation sous-jacente et des services, notant qu'il "ne voit pas d'effets de second tour sur l'inflation". Il a également fait remarquer que l'utilisation de l'euro dans les récentes interventions sur les changes des États-Unis et du Japon impliquant le yen a été discutée lors du G20.mitrade
De nouvelles données publiées mardi ont montré que les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 0.4% sur un mois en août, contre 0.2% en juillet, tandis que les prix sous-jacents ont progressé de 0.2% après être restés stables le mois précédent.fxstreet
Malgré la rhétorique belliciste de la BCE, l'EUR/USD a eu du mal à trouver des acheteurs mardi, s'échangeant autour de 1.1590 et perdant environ 0.2% sur la journée. Le dollar est resté ferme après que les données manufacturières ISM américaines soient ressorties plus faibles que prévu (le PMI est tombé à 54.6 contre 55.6), mais cela n'a guère ébranlé les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale pourrait relever ses taux lors de sa propre réunion de septembre. Le gouverneur de la Fed, Michael Barr, a averti mardi que "si l'inflation ne se modère pas bientôt, il sera temps de procéder à une hausse des taux d'intérêt", tandis que l'outil CME FedWatch indiquait environ 66% de probabilité d'une hausse de la Fed les 15 et 16 septembre.mitrade+1
L'attention se tourne désormais vers le rapport sur l'emploi non agricole américain de vendredi et la décision de la BCE du 10 septembre, où les décideurs disposeront de prévisions actualisées pour guider ce qui pourrait être l'une des décisions de taux les plus importantes de l'année.