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euronews+1thepeninsulaqatar+1heise+1Dix-sept directeurs généraux des plus grandes entreprises de télécommunications européennes ont publié une lettre ouverte exigeant un "changement de cap" de la part des décideurs politiques de l'UE, avertissant que les règles proposées pour bannir les fabricants chinois d'équipements réseau des infrastructures du bloc pourraient coûter à l'industrie jusqu'à 40 milliards d'euros en frais de remplacement.euronews+1
La lettre, organisée par le groupe de pression Connect Europe et signée notamment par les PDG d'Orange (France), Deutsche Telekom (Allemagne) et Telefónica, S.A. (Espagne), cible les dispositions en matière de cybersécurité de la loi européenne sur les réseaux numériques, proposée en janvier 2026. Les dirigeants soutiennent que la législation "risque de priver le secteur du capital même nécessaire à l'investissement dans les réseaux fibre, 5G et 6G".thepeninsulaqatar+1
Dans le cadre de la loi sur les réseaux numériques, l'Union européenne interdirait les fournisseurs classés comme à "haut risque" pour des raisons de cybersécurité. Bien que la loi évite de nommer directement les entreprises chinoises, il est largement entendu que Huawei et ZTE sont les principales cibles. Une fois qu'un fournisseur est désigné comme à haut risque, les opérateurs télécoms disposeraient de trois ans pour éliminer ses équipements.thepeninsulaqatar+3
Cette proposition fait suite à une recommandation de la Commission européenne de 2023 exhortant les États membres à exclure Huawei et ZTE des réseaux mobiles, une initiative qui a donné des résultats inégaux, seuls une dizaine de pays de l'UE ayant suivi ces conseils. Les États-Unis bannissent Huawei depuis longtemps et ont fait pression sur leurs alliés pour qu'ils fassent de même.euronews+1
La lettre ouverte va plus loin que la seule question de Huawei. Selon Heise, les dirigeants exigent également un assouplissement des règles de fusion, arguant que le marché fragmenté des télécoms en Europe empêche les opérateurs de rivaliser à grande échelle. Les PDG ont déclaré que la loi sur les réseaux numériques "ne répond pas au besoin de l'Europe d'améliorer matériellement les conditions d'investissement et d'innovation pour la connectivité" et se sont opposés à ce qu'ils appellent une "approche descendante" imposant l'arrêt des anciens réseaux en cuivre.lightreading+1
Connect Europe fait pression depuis des mois pour obtenir des règles de concurrence plus souples concernant la consolidation des télécoms, affirmant que les directives actuelles sur les fusions empêchent les opérateurs d'atteindre la taille nécessaire pour rivaliser avec leurs concurrents aux États-Unis et en Asie.connecteurope+1
Cette résistance souligne une tension persistante au cœur de la politique européenne : équilibrer les préoccupations de sécurité nationale avec les contraintes économiques d'une industrie qui reste fortement dépendante des équipements fabriqués en Chine. Les progrès parmi les États membres de l'UE ont été inégaux : la Suède et le Royaume-Uni ont agi rapidement pour bannir les équipements Huawei, tandis que l'Allemagne a convenu d'un retrait progressif des réseaux centraux 5G d'ici fin 2026, suivi par des composants plus larges d'ici 2029.euronews
La proposition est actuellement en cours de négociation entre le Parlement européen et les gouvernements des 27 États membres de l'UE.thepeninsulaqatar