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finance.yahoofinance.yahoofinance.yahooUn an après que les droits de douane du président Donald Trump ont déclenché une course mondiale à la diversification des chaînes d'approvisionnement hors de Chine, certaines entreprises constatent que l'écosystème industriel du pays est trop difficile à reproduire, et y rapatrient leur production, selon un rapport de Reuters publié lundi.finance.yahoo
Les entreprises qui avaient délocalisé leur production en Inde, au Vietnam et en Indonésie ont rencontré des problèmes allant d'une électricité instable au manque de main-d'œuvre qualifiée et de réseaux de fournisseurs, ce qui les a poussées à faire de nouveau appel à des fournisseurs chinois ou à les conserver, malgré un taux de droits de douane effectif américain d'environ 20 % sur les produits chinois.finance.yahoo
Le distributeur américain Target a réattribué certaines commandes à des fournisseurs chinois après avoir rencontré des perturbations dans sa chaîne d'approvisionnement et des contraintes de production à l'étranger, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters. Shein, l'entreprise chinoise de fast-fashion, réduit également certaines de ses activités au Vietnam, selon des personnes familières de ses opérations sur place.finance.yahoo
Heather Kuang, vice-présidente de Dawang Metals, une entreprise de fonderie de métaux basée en Chine dans la ville de Dandong (nord-est), a déclaré qu'un client américain majeur était revenu avec de nouvelles commandes après avoir rencontré des difficultés en Inde. « L'avantage de la chaîne d'approvisionnement de la Chine est encore trop grand, et il est difficile de reproduire la production nationale ailleurs », a déclaré Mme Kuang à Reuters.finance.yahoo
Jin Chaofeng, un exportateur de mobilier d'extérieur basé à Hangzhou, a déclaré avoir fermé un atelier à Hô Chi Minh-Ville qu'il avait ouvert en 2024 pour rapatrier la production en Chine cette année, après avoir peiné à trouver les équipements nécessaires au Vietnam. « Une fois que j'ai tout pris en compte, le coût global n'était pas très différent, donc cela n'avait aucun intérêt », a-t-il expliqué.finance.yahoo
Le calcul économique derrière les délocalisations a changé. Selon les estimations de l'Economist Intelligence Unit de juillet, la Chine faisait face à un taux de droits de douane effectif américain d'environ 20 %, contre 6,1 % pour le Vietnam, 13,4 % pour l'Indonésie et 4,5 % pour la Thaïlande. Mais à mesure que Washington a étendu ces taxes à un plus grand nombre de pays, cet écart s'est réduit, incitant certains fabricants chinois à repenser leurs investissements à l'étranger.ndtvprofit+1
La fiabilité énergétique est également devenue un facteur déterminant. Stanislaw Krykun, PDG de l'entreprise de conditionnement polonaise DST Pack, a indiqué que sa société s'approvisionnait à 80 % auprès d'une usine située à Shenzhen, les alternatives aux États-Unis et en Europe coûtant deux à trois fois plus cher par unité. « En cas de crise, les usines de production chinoises seront les plus stables que vous puissiez utiliser », a déclaré M. Krykun à Reuters.finance.yahoo
Ces évolutions surviennent avant une rencontre attendue entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping ce mois-ci, que les entreprises suivront de près pour obtenir des éclaircissements sur un mécanisme proposé visant à réduire les barrières sur certains produits non sensibles. Pour autant, les exportateurs affirment n'avoir que peu d'attentes. « Nous avons cessé d'attendre grand-chose de Trump depuis longtemps », a confié Mme Kuang. « Nous devons trouver des marchés d'exportation pour assurer notre survie. »finance.yahoo