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reuters+1Iran InternationalbankingnewsL'administration Trump a abandonné sa quête d'une percée diplomatique rapide avec l'Iran et s'est tournée vers une campagne à long terme de pression économique et militaire, après l'expiration du délai de 60 jours établi par le mémorandum d'entente de juin sans accord final.
Le président Trump a déclaré mardi dans une publication sur Truth Social qu'il n'y a "aucun pourparler ou conversation en cours, ou prévu, avec la République islamique d'Iran", ajoutant que "le blocus naval reste en vigueur" et que le détroit d'Ormuz était "ouvert et opérationnel". Un responsable de la Maison Blanche a déclaré à Semafor que cette publication équivalait à annuler les pourparlers "pour un avenir prévisible".reuters+2
Ce changement a été décrit par une source proche du dossier comme le passage d'une volonté de "frapper l'Iran au plus vite" à celle de "l'étrangler" sur la durée, selon CNN Warner Bros. Discovery, Inc. , l'administration préparant de nouvelles sanctions tout en maintenant le blocus naval indéfiniment.Iran International
L'annonce de Trump contredit directement son gendre Jared Kushner, qui, la veille, décrivait les contacts avec diverses parties du gouvernement iranien comme "solides" et évoquait des "conversations très positives et actives" lors d'une interview sur Fox News . Mercredi, Trump a légèrement adouci son ton, déclarant aux journalistes que les pourparlers pourraient reprendre "peut-être à un moment donné" mais que "pour l'instant, la situation est très bonne".iranintl+1
Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réagi en qualifiant Trump de "clown" et en affirmant qu'une pression accrue ne forcerait pas l'Iran à accepter des exigences allant au-delà du mémorandum initial. Le Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran a déclaré que l'incapacité de Washington à rouvrir le détroit démontrait le début d'un "ordre post-américain" dans le golfe Persique.bankingnews
La campagne de pression économique a reçu un coup de pouce majeur mercredi lorsque les Émirats arabes unis ont suspendu tout commerce, échange commercial et transaction financière avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre, invoquant des "escalades régionales qui minent la paix et la sécurité régionales et internationales". Les EAU ont accusé l'Iran d'avoir tiré deux missiles balistiques sur leur territoire, une affirmation que Téhéran a qualifiée de "totalement infondée".Al Jazeera+2
L'embargo pourrait s'avérer dévastateur pour l'Iran, car les EAU ont servi de passerelle de réexportation cruciale pour Téhéran face aux sanctions occidentales. L'économie iranienne est déjà sous forte pression, avec une inflation annuelle atteignant 66 % en juillet et des prix alimentaires en hausse de 128 % sur un an, selon le Centre statistique d'Iran.Free Press Journal+1
Les analystes interrogés par Iran International ont décrit la situation émergente comme une période d'attente prolongée et instable. L'ancien ambassadeur américain John Craig a déclaré qu'il pensait que Trump "a été convaincu par ses conseillers militaires et de politique étrangère qu'une action militaire majeure supplémentaire ne résoudrait pas nécessairement le conflit".iranintl
Ilan Berman, de l'American Foreign Policy Council, a déclaré qu'il s'attend à ce que les frappes américaines reprennent éventuellement, mais que Washington semble parier que le temps joue contre Téhéran. "Ce n'est pas une situation idéale", a déclaré Berman, "mais le temps finit par jouer en faveur de Washington et non de Téhéran".iranintl
La guerre, qui a débuté lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février, approche maintenant de son sixième mois, dépassant largement les prévisions initiales de Trump de quatre à cinq semaines.nationalsecurityjournal