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straitstimes+1straitstimesstraitstimes+1Le président chinois Xi Jinping a profité de son premier sommet à la Maison Blanche avec Donald Trump jeudi pour formuler sa demande la plus explicite à ce jour : que les États-Unis s'opposent formellement à l'indépendance de Taïwan, intensifiant la pression de Pékin sur un dossier qu'il considère comme sa ligne rouge absolue.
Xi a exhorté les États-Unis à "adhérer à la position correcte d'opposition à l'indépendance de Taïwan et à traiter la question taïwanaise avec prudence", selon l'agence de presse officielle chinoise Xinhua, qui a publié les remarques de Xi sur Taïwan avant de diffuser le compte rendu complet de la réunion. La session a duré moins de deux heures.straitstimes+1
Le libellé proposé représente une escalade délibérée par rapport à la formulation traditionnelle de Washington, selon laquelle il "ne soutient pas" la recherche d'une indépendance formelle par Taïwan. Bien que la différence puisse sembler sémantique, les analystes affirment que ses implications seraient considérables.
"Bien que cela puisse paraître être un changement sémantique, l'impact serait significatif", a déclaré Jennifer Welch de Bloomberg Economics, qui a été directrice pour la Chine et Taïwan au Conseil de sécurité nationale sous les administrations Biden et Trump. "S'opposer à l'indépendance de Taïwan implique un effort actif pour contenir ce que Pékin considère comme des forces indépendantistes".straitstimes
Ryan Hass, directeur du China Center à la Brookings Institution, a déclaré que Xi tentait de lier le concept de "stabilité stratégique constructive", un slogan dévoilé par les responsables chinois en mai, à l'opposition à l'indépendance de Taïwan. "Le test décisif sera ce que Trump dira sur Taïwan", a déclaré Hass. "Pas seulement ce que Xi exhorte Trump à approuver".straitstimes
Tout changement dans le libellé américain renforcerait les craintes que la position de Washington sur Taïwan ne devienne une monnaie d'échange dans les relations sino-américaines plus larges. Trump a déjà retardé pendant des mois un contrat d'armement de 14 milliards de dollars pour Taïwan et, après sa dernière rencontre avec Xi à Pékin, a décrit l'accord comme "une très bonne monnaie d'échange", des remarques qui ont ébranlé Taipei.israelhayom+1
La pression de Pékin intervient alors qu'il change de tactique sur Taïwan, réduisant les démonstrations militaires provocatrices tout en intensifiant l'isolement diplomatique, notamment en faisant pression sur les pays pour empêcher le président taïwanais Lai Ching-te de traverser leur espace aérien. Le 21 septembre, le représentant républicain John Moolenaar, président du comité spécial de la Chambre sur la Chine, a exhorté Trump à résister aux objections de Pékin concernant les ventes d'armes et la coopération en matière de sécurité avec Taïwan, affirmant que de telles demandes devraient être "rejetées sans hésitation".straitstimes+1
La demande sur Taïwan est intervenue dans le cadre d'un sommet chargé, abordant le commerce, l'Iran et l'intelligence artificielle. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé avant la réunion que Washington et Pékin avaient prolongé leur trêve tarifaire jusqu'au 10 janvier 2027. Xi a également appelé les États-Unis et l'Iran à revenir aux termes d'un protocole d'accord conclu en juin, tandis que les deux parties ont discuté de l'établissement d'un nouveau dialogue sur l'IA.dimsumdaily+1
La Maison Blanche n'a pas immédiatement fourni son propre compte rendu de l'échange sur Taïwan. La politique américaine envers l'île est guidée depuis 1982 par les "six assurances" du président Ronald Reagan, qui adoptent une position délibérément vague sur la souveraineté mais stipulent explicitement que les États-Unis ne consulteraient pas la Chine sur les ventes d'armes à Taïwan.straitstimes