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lavanguardia.the-independent.english.mathrubhumi.Deux avertissements cette semaine suggèrent que le monde pourrait se diriger vers une crise alimentaire. Le ministre indien des Affaires étrangères, S. Jaishankar, a déclaré que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, associées à un "super El Niño", pourraient provoquer une "crise alimentaire majeure" dans les mois à venir. Par ailleurs, l'économiste en chef de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Máximo Torero, a indiqué qu'une crise pourrait survenir fin 2026 ou début 2027.lavanguardia+2
Jaishankar s'est exprimé lors d'un événement de l'Asia Society à New York plus tôt cette semaine. Il a souligné que les deux conflits ont eu un "impact dévastateur" sur les pays en développement, car l'énergie, la nourriture, les engrais et les finances sont tous sous pression en même temps. Selon lui, les exportateurs de céréales, en particulier ceux autour de la mer Noire, auraient du mal à expédier leurs récoltes, et les engrais manqueraient en raison des perturbations chez les principaux producteurs du Moyen-Orient et de Russie.the-independent
> "De plus, nous faisons face à un super El Niño, il y aura donc probablement une crise alimentaire majeure dans les mois à venir", a-t-il déclaré.news.yahoo+1
Il a également accusé certains pays de "faire de la politique" avec les approvisionnements en pétrole et a affirmé que les décideurs politiques "ont la responsabilité" de considérer l'impact de leurs décisions sur les autres pays. Ses commentaires interviennent alors que le brut Brent se dirigeait vers sa plus forte hausse mensuelle depuis juillet. Une partie de cette hausse a suivi une attaque de drone qui a brièvement fermé l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite.hirunews+1
Dans une interview accordée à La Vanguardia, Torero a déclaré : "aujourd'hui, je ne peux pas vous dire qu'il y a une crise alimentaire". Il a ajouté que la hausse des coûts, la réduction des marges pour les agriculteurs et un événement climatique extrême "pourraient mener à une crise alimentaire à la fin de l'année ou au début de la suivante". Il a précisé que le phénomène El Niño prévu pourrait être aussi puissant que celui de 1983, et que le riz et le blé se détérioraient déjà en Australie, en Inde, aux États-Unis et au Brésil. Il a également cité les restrictions sur les exportations de la mer Noire et les tensions dans le détroit d'Ormuz. Selon Torero, les coûts commerciaux ont augmenté d'environ 35%, et il s'attend à ce que les prix du pain et des pâtes augmentent d'ici la fin de l'année.lavanguardia
La FAO et le Programme alimentaire mondial préparent environ 15 pays très exposés à El Niño, notamment en réparant les systèmes d'irrigation et en distribuant des semences plus résistantes. Le Programme alimentaire mondial estime que cet El Niño pourrait plonger au moins 49 millions de personnes supplémentaires dans une insécurité alimentaire aiguë d'ici fin 2027. Il prévoit que le phénomène atteindra son pic entre septembre et décembre 2026.wfp+1
L'Inde ressent déjà la pression au niveau national. Certains États agricoles clés ont enregistré des précipitations jusqu'à 30% inférieures à la normale pendant la mousson de juin à septembre, et l'inflation alimentaire a atteint 5,95% en août. Reuters a rapporté que New Delhi envisage de réduire les droits de douane sur les pois jaunes et les lentilles. Les droits sur les pois chiches seraient maintenus pour protéger les agriculteurs avant les semis d'octobre.english.mathrubhumi
Torero a déclaré que l'agriculture étire son "élastique de résilience" presque jusqu'à la limite.lavanguardia