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aa+1reutersmiddleeastmonitor+1Le président Donald Trump a averti mardi que les États-Unis prendraient pour cible les centrales électriques et les ponts iraniens dès la semaine prochaine à moins que Téhéran ne revienne à la table des négociations, alors que les forces américaines ont rétabli un blocus naval sur tous les ports iraniens et mené une quatrième nuit consécutive de frappes aériennes contre des positions militaires iraniennes.
"La semaine prochaine, ça devient vraiment mauvais pour eux parce que la semaine prochaine, ce sont les centrales électriques. La semaine prochaine, ce sont les ponts", a déclaré Trump lors d'une interview sur Fox News mardi. "Nous allons détruire toutes leurs centrales électriques. Nous allons détruire tous leurs ponts à moins qu'ils ne viennent à la table et ne négocient".aa+1
Le Centre d'information maritime conjoint dirigé par la marine américaine a confirmé que le blocus est entré en vigueur mardi à 16h00 EDT, englobant l'intégralité du littoral, des ports et des terminaux pétroliers iraniens. Tout trafic maritime, quel que soit le pavillon, est soumis à l'interception et au détournement, les navires non conformes s'exposant à l'usage de la force, selon la déclaration de la marine. Le transit par le détroit d'Ormuz vers des destinations non iraniennes ne sera pas entravé, et les expéditions humanitaires restent autorisées sous réserve d'inspection.axios+1
Ce rétablissement fait suite à l'accumulation de plus de 20 navires de guerre, dont deux porte-avions — l'USS Abraham Lincoln et l'USS George H.W. Bush — qui sont entrés dans le golfe d'Oman ces derniers jours. Le Commandement central américain a frappé plus de 300 cibles militaires iraniennes au cours de trois nuits de frappes plus tôt ce mois-ci, touchant des systèmes de défense aérienne, des sites de missiles et de drones, ainsi que des capacités navales le long du littoral iranien.centcom+1
Trump avait initialement proposé d'imposer une taxe de 20 pour cent sur toutes les cargaisons transitant par le détroit d'Ormuz, mais a fait marche arrière mardi, déclarant qu'il poursuivrait plutôt des accords d'investissement avec les États du Golfe. "J'ai décidé de remplacer la taxe de remboursement des États-Unis de 20 % par des accords commerciaux et d'investissement", a écrit Trump sur Truth Social.reuters
Le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a répondu par des frappes de missiles balistiques sur une base aérienne américaine en Jordanie mardi, selon une déclaration du IRGC rapportée par les médias d'État iraniens. L'armée jordanienne a déclaré avoir intercepté quatre missiles entrés dans l'espace aérien jordanien, sans faire de victimes. Le IRGC a appelé les Jordaniens à exiger le retrait des bases militaires américaines de leur pays.middleeastmonitor+1
Cette escalade fait suite à des semaines d'attaques réciproques qui ont effectivement mis fin au protocole d'accord de cessez-le-feu conditionnel signé le 17 juin. Trump a déclaré le cessez-le-feu terminé le 8 juillet, et les deux parties échangent des tirs dans et autour du détroit d'Ormuz depuis, l'Iran continuant de cibler les navires commerciaux et les États-Unis répondant par des frappes nocturnes.wikipedia+3
La menace de Trump de frapper les infrastructures civiles fait écho à un ultimatum précédent en avril, lorsqu'il avait averti que "chaque pont en Iran sera décimé" et que "chaque centrale électrique en Iran sera hors service, brûlant, explosant et ne sera plus jamais utilisée" à moins que Téhéran n'ouvre le détroit d'Ormuz. Cette menace avait suscité des avertissements concernant d'éventuels crimes de guerre, mais n'avait pas été mise à exécution après qu'un cessez-le-feu ait finalement été conclu.virginiabusiness
La production d'électricité en Iran repose massivement sur des centrales au gaz naturel, qui produisent environ 86 pour cent de l'électricité du pays, l'installation nucléaire de Bushehr contribuant pour environ deux pour cent. Trump a déclaré à Fox News que l'armée iranienne avait été "dégradée à un niveau très bas" et que les frappes continueraient "jusqu'à ce que je dise que c'est assez".aljazeera+1