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abc+1pcmagabc+1Spotify a supprimé plus de 75 millions de titres signalés comme étant du spam ou du contenu abusif généré par IA de sa plateforme au cours de l'année écoulée, a confirmé l'entreprise cette semaine, alors que le géant du streaming fait face à une vague industrielle de musique générée par intelligence artificielle menaçant de submerger son catalogue et son système de redevances.
Sam Duboff, responsable mondial des artistes, du marketing et de la politique chez Spotify, a déclaré que l'entreprise ne s'opposera pas aux artistes utilisant l'IA comme outil créatif, mais souhaite s'assurer que les auditeurs sachent quand ils écoutent du contenu généré par IA. La suppression cible les titres conçus pour tromper les auditeurs, usurper l'identité d'artistes via des deepfakes vocaux, ou exploiter les systèmes de recommandation et de paiement de la plateforme par des téléchargements massifs et des doublons.abc+2
Plus de 100 000 titres sont téléchargés sur Spotify chaque jour, et le défi consistant à séparer la musique légitime du spam généré par IA s'est rapidement accru. Le service de streaming concurrent Deezer a révélé en avril que 44 pour cent de tous les nouveaux téléchargements sur sa plateforme sont désormais générés par IA, ce qui représente environ 75 000 titres IA par jour, soit une augmentation de 650 pour cent en 16 mois. Les analystes du secteur ont souligné que ces chiffres indiquent un problème généralisé dans le streaming musical.pcmag+3
Malgré le volume de téléchargements générés par IA, Duboff a noté que l'engagement réel des auditeurs envers ce contenu reste minime. "Lorsque nous examinons la musique entièrement générée par IA, qui soulève des inquiétudes, nous constatons qu'elle constitue bien moins de 1 pour cent de la consommation totale", a-t-il déclaré. "Les auditeurs ne s'y intéressent pas et nous observons un très faible engagement envers ces titres".abc
La répression de Spotify implique une approche en trois volets annoncée en septembre 2025 : une politique d'usurpation d'identité interdisant les clones vocaux IA non autorisés, un filtre de détection de spam ciblant les téléchargements massifs et les titres artificiellement courts, et un nouveau système de divulgation IA basé sur la norme de métadonnées Digital Data Exchange (DDEX). À partir d'avril 2026, Spotify a commencé à afficher des crédits IA dans son application, permettant aux artistes d'indiquer où et comment l'IA a contribué aux voix, à l'instrumentation, à l'écriture ou à la production.consequence+2
L'entreprise a également introduit un programme d'artistes vérifiés avec une coche verte pour aider les auditeurs à distinguer les créateurs humains authentiques. Duboff a souligné que Spotify n'interdit pas totalement la musique IA, mais qu'elle cible le spam, la fraude et l'usurpation d'identité tout en permettant à la musique assistée par IA, transparente et correctement divulguée, de rester sur la plateforme.freeaimusictools+2
Les enjeux sont considérables. Spotify verse environ 11 milliards de dollars par an aux artistes via un modèle de redevances basé sur la part d'écoute. Dans ce système, chaque titre générant des écoutes puise dans le même fonds, ce qui signifie que les téléchargements IA frauduleux ou de spam peuvent détourner les paiements des créateurs légitimes. En excluant les titres signalés des recommandations et en supprimant complètement les cas les plus flagrants, Spotify vise à garantir que les redevances soient versées aux "artistes vérifiés, humains et authentiques", comme l'a formulé Duboff.afr+1