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rte+1aljazeera+1aljazeera+1Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré lundi que les nations européennes avaient "compris le message" du président américain Donald Trump concernant leur réticence à soutenir la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran, alors que le fossé transatlantique sur le conflit s'est creusé suite à la décision de Washington de retirer des milliers de soldats d'Allemagne.
S'exprimant avant le 8e sommet de la Communauté politique européenne à Erevan, en Arménie, Rutte a reconnu une "déception du côté américain" face à la réponse des alliés européens à la guerre, mais a insisté sur le fait que le continent s'alignait désormais.rte+1
"Les dirigeants européens ont compris le message. Ils ont entendu le message haut et fort", a déclaré Rutte aux journalistes. "Les Européens intensifient leurs efforts".rte
Rutte a cité des pays de l'OTAN, dont l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, la Grèce, la Roumanie, le Portugal, la Croatie et le Monténégro, comme mettant désormais en œuvre des accords bilatéraux sur les demandes de bases et le soutien logistique à l'effort militaire américain. Il a également déclaré que "de plus en plus" de nations européennes pré-positionnaient des actifs navals tels que des chasseurs de mines et des dragueurs de mines près du Golfe en préparation d'une "prochaine phase" du conflit.yahoo+1
L'Espagne reste une exception notable. Le gouvernement du Premier ministre Pedro Sánchez a refusé au début de la guerre d'autoriser l'utilisation des bases conjointes américano-espagnoles de Rota et Morón de la Frontera pour des opérations contre l'Iran, qualifiant la campagne d'"injustifiée" et hors des limites du droit international. Le Pentagone a par la suite déplacé plus d'une douzaine d'avions ravitailleurs depuis le territoire espagnol.english.elpais+3
Les commentaires de Rutte ont fait suite à l'annonce du Pentagone vendredi selon laquelle le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, avait ordonné le retrait d'environ 5 000 soldats américains d'Allemagne au cours des six à douze prochains mois. Des responsables américains ont décrit en privé cette décision comme punitive, visant Berlin pour ne pas avoir contribué à l'effort de guerre et pour les critiques publiques du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait accusé l'Iran d'"humilier" les États-Unis.nytimes+3
Plus de 30 000 membres du personnel américain resteront stationnés en Allemagne après le retrait.cnn
La chef de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, également arrivée à Erevan, a qualifié le moment choisi pour l'annonce du retrait de "surprise" et a déclaré qu'il soulignait la nécessité de "renforcer le pilier européen au sein de l'OTAN". Elle a ajouté que les troupes américaines en Europe servent les intérêts américains tout autant que les intérêts européens.rte
La position européenne plus large à l'égard de la guerre en Iran a été celle d'une implication prudente et indirecte — renforcement des bases, déploiement de forces navales pour protéger les routes maritimes et participation à des missions de sécurité maritime telles qu'ASPIDES en mer Rouge, tout en évitant les opérations offensives directes. La France a mobilisé le porte-avions Charles de Gaulle et déployé des jets Rafale depuis la base aérienne d'Al Dhafra aux Émirats arabes unis, tandis que le Royaume-Uni a envoyé des navires de guerre dans le Golfe et en Méditerranée orientale.europeanconservative
Plusieurs nations européennes ont signalé leur volonté de rejoindre une future mission pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz une fois les hostilités terminées. Mais comme l'a noté DW News lundi, le déploiement d'actifs navals dans le Golfe risque de mettre à rude épreuve les capacités européennes à un moment de tensions accrues plus près de chez nous.dw+1