Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

South China Morning Post+1SC Media+1finance.yahoo.com+1Retirer les équipements de Huawei et de ZTE des réseaux de télécommunications europÃens coûterait aux opérateurs entre 30 et 40 milliards d'euros, selon un rapport publié mercredi par GSMA Intelligence, un chiffre environ trois fois plus élevé que les propres estimations de la Commission europÃenne et qui a déjà suscité des critiques de la part d'analystes estimant que ces chiffres sont exagÃrÃs.South China Morning Post+2
L'étude, commandÃn e par sept grands groupes d'opérateurs europÃens dont Deutsche Telekom, Vodafone et Orange , arrive alors que Bruxelles fait pression pour transformer des années de recommandations volontaires en rà gles contraignantes dans le cadre d'une loi sur la cybersécurité révisée qui exigerait des entreprises de télécommunications qu'elles retirent les équipements des "fournisseurs à haut risque" désignés dans un délai de trois ans.Reuters+1
L'étude d'impact de la Commission europÃenne avait estimé le coût pour les opérateurs mobiles entre 3,4 et 4,3 milliards d'euros par an sur une transition de trois ans, soit un total d'environ 10 à 13 milliards d'euros. Mais cette analyse ne couvrait que les réseaux mobiles. Le rapport de GSMA Intelligence, qui s'appuie sur des données internes d'opérateurs desservant collectivement près de la moitié des connexions mobiles de l'UE, étend son champ d'application aux infrastructures fixes et de transport.SC Media+1
La ventilation estime le coût entre 16 et 22 milliards d'euros pour les réseaux mobiles, entre 9 et 12 milliards d'euros pour les réseaux de transport, et 5 milliards d'euros pour les équipements de haut débit fixe. L'étude prévoit également 8,5 milliards d'euros de coûts supplémentaires entre 2027 et 2030 en raison de la réduction de la concurrence entre fournisseurs d'équipements, avec une prévision de hausse de 24 pour cent des prix du matériel mobile.South China Morning Post+2
Tout le monde n'accepte pas les chiffres de la GSMA. Hosuk Lee-Makiyama, du Centre européen d'économie politique internationale (ECIPE), a soutenu que ces estimations sont des chiffres bruts qui ne tiennent pas compte des coûts de remplacement que les opérateurs auraient de toute façon encourus indépendamment d'une interdiction. Cette critique fait écho à une tendance de longue date : lorsque la GSMA a prédit en 2019 qu'une interdiction de Huawei ajouterait 55 milliards d'euros aux coûts de la 5G en Europe, le cabinet de recherche danois Strand Consult a riposté avec une estimation de seulement 3,5 milliards de dollars.finance.yahoo.com+2
La GSMA, dont les membres incluent Huawei lui-même, a déjà fait l'objet de questions quant à la question de savoir si ses projections de coûts reflètent un impact réel sur le marché ou un lobbying industriel contre les restrictions.finance.yahoo.com
Ce rapport intervient dans un contexte de campagne réglementaire croissante. En janvier, la Commission a dévoilé un projet de loi sur la cybersécurité couvrant 18 secteurs, allant des télécoms aux semi-conducteurs. En mai, Bruxelles a formellement recommandé aux 27 États membres d'exclure Huawei et ZTE des infrastructures de connectivité. Et en mars, le principal conseiller juridique de la Cour de justice de l'UE a rendu un avis déclarant que les États membres sont en droit d'interdire les équipements Huawei pour des motifs de sécurité nationale.Seoul Economic Daily+3
Il reste à voir si les avertissements de la GSMA concernant les coûts ralentiront le processus législatif. La loi révisée sur la cybersécurité nécessite encore l'approbation des États membres de l'UE et du Parlement européen. Pour les opérateurs déjà sommés par les gouvernements nationaux d'agir (l'Allemagne a accepté en 2024 de retirer Huawei de son cœur 5G d'ici fin 2026), l'addition financière est déjà en cours.Reuters+1