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afp+1straitstimes+1straitstimesLes États-Unis ont détruit samedi trois pétroliers iraniens après que le Corps des Gardiens de la révolution islamique a tiré des missiles balistiques sur deux navires de guerre américains. Cette action a déclenché un cycle rapide de représailles au cours duquel Téhéran a affirmé avoir frappé six navires en retour, tout en mettant en garde contre une nouvelle escalade dans le golfe Persique.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a déclaré avoir ciblé des pétroliers liés aux Gardiens de la révolution, mettant définitivement hors d'usage le M/T Downy au large de l'île de Kharg et le M/T Stark 1 près de Jask, tout en détruisant complètement le M/T Kylo, vide, dans le golfe d'Oman après avoir ordonné à son équipage d'abandonner le navire. Le commandant du CENTCOM, l'amiral Brad Cooper, a présenté cette réponse en termes explicitement économiques : « Si vous tirez sur deux de nos navires, nous vous imposerons un coût économique encore plus élevé, en détruisant trois des vôtres. »afp+2
Les trois navires faisaient « partie d'un réseau fantôme de plusieurs milliards de dollars qui finance les Gardiens de la révolution et leurs alliés régionaux », a précisé le CENTCOM.straitstimes
Quelques heures plus tard, les Gardiens de la révolution ont annoncé que leurs forces navales avaient « ciblé trois pétroliers sur la route non autorisée du détroit d'Hormuz et trois navires affiliés à l'Amérique infanticide dans d'autres zones ». Ils ont également affirmé avoir frappé un drone de surface militaire américain. Le CENTCOM n'a pas immédiatement répondu aux questions concernant ces affirmations, et l'organisme britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué qu'aucune confirmation concernant des frappes sur des pétroliers civils n'avait été reçue dans l'immédiat.nationalheraldindia+2
Le commandement militaire central iranien Khatam al-Anbiya a prévenu que si les frappes américaines se poursuivaient, la riposte contre les navires de guerre américains serait « plus sévère qu'auparavant, avec une possibilité d'extension du conflit ». Ali Mohammadi, commandant adjoint chargé des affaires politiques de la marine des Gardiens de la révolution, a révélé que sur une période récente de dix jours, les forces iraniennes avaient frappé entre deux et cinq navires par nuit.sedaily+2
L'escalade des tensions a propulsé les prix du carburant à des niveaux historiques. Le prix moyen national du diesel a atteint un record de 5,88 dollars le gallon samedi, selon l'AAA, dépassant le précédent record établi lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Patrick De Haan, analyste pétrolier chez GasBuddy, a averti que « ce record du prix du diesel va commencer à se répercuter sur l'ensemble de l'économie », étant donné que près des trois quarts des véhicules commerciaux américains roulent au diesel.newsmax
L'administration Trump s'est efforcée de minimiser ce conflit vieux de six mois à l'approche des élections de mi-mandat en novembre. Le président Trump a qualifié vendredi cette guerre de « broutille », tandis que le vice-président JD Vance a déclaré qu'il « n'appellerait pas cela une guerre » et a affirmé qu'il « n'y avait pas de tirs actifs », des propos tenus alors même que les deux camps échangeaient des tirs. Le conflit a déjà coûté plus de 37,5 milliards de dollars aux contribuables américains et coûté la vie à 18 militaires américains depuis le début des opérations le 28 février, selon l'Associated Press.kurdistan24+3
De son côté, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a présenté des plans visant à « l'asphyxie économique » de l'Iran, avec de nouvelles sanctions annoncées vendredi contre une banque turque pour ses liens présumés avec les Gardiens de la révolution. Mais alors que le détroit d'Hormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième du pétrole mondial, reste contesté, le fossé entre la rhétorique de l'administration et la réalité sur le terrain ne cesse de se creuser.straitstimes+1