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afp.com+1.politico.com+1.rfi.fr+1.Le président français Emmanuel Macron a rejeté mercredi les allégations selon lesquelles des migrants musulmans auraient causé les émeutes du week-end dernier en France. Il a affirmé que des dirigeants étrangers, y compris ceux "de l'autre côté de l'Atlantique", exploitaient les troubles pour leurs propres campagnes électorales. "Il n'y a pas d'ingérence étrangère visible dans les événements qui ont eu lieu, mais il y a eu une manipulation étrangère de l'information après coup", a déclaré Macron aux journalistes lors d'une visite au Qatar, selon Bloomberg.apnews.com
Ses commentaires constituaient une réponse apparente au président américain Donald Trump et au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Ils interviennent alors que la France se prépare à de nouvelles manifestations le samedi 24 octobre. Macron a indiqué qu'il rencontrerait les services de renseignement français jeudi 22 octobre, selon RFI.rfi.fr
S'exprimant à Doha, Macron a déclaré que les fausses informations avaient produit "des commentaires aussi inacceptables que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers". "Nous avons vu des images générées par IA montrant des scènes qui ne se sont jamais produites en France", a-t-il dit. "Nous avons eu des gens disant que nous avions été envahis par des hordes de migrants et d'islamistes, ce qui est totalement faux".afp.com+1
Lors d'un meeting lundi au Kansas pour le sénateur républicain Roger Marshall, Trump a déclaré que la France était "conquise, pillée et brûlée jusqu'aux fondations par des migrants, des djihadistes et des communistes qui détestent le christianisme". Plus tôt dans la journée, il avait déclaré aux journalistes que "Paris sera une ville musulmane très bientôt". Netanyahu, qui fait face à des élections législatives le 27 octobre, a affirmé que la France avait "cédé à l'invasion de l'islam extrémiste".rfi.fr+2
Une vérification des faits par l'Associated Press a révélé que les autorités et la police françaises n'ont pas lié les immigrés aux émeutes, et qu'aucun groupe n'a été identifié comme responsable.apnews.com
Les manifestations ont commencé il y a plusieurs semaines en raison de la pénurie d'enseignants et de la dégradation des écoles, avant de se transformer en un mouvement plus large contre le coût de la vie et les prix records du carburant. Les manifestations du 17 octobre ont rassemblé plus d'un demi-million de personnes. Elles ont été suivies de pillages et d'incendies criminels, et les autorités ont fait état de plus de 2 500 arrestations. Plus de 3 000 magasins ont été pillés.cnn.com+2
Macron a prévenu que quiconque tenterait de semer le désordre samedi serait arrêté. Il a également déclaré qu'un état d'urgence n'était pas nécessaire pour le moment, sans toutefois l'exclure. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un déploiement policier "massif", et le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a précisé que l'armée soutiendrait les forces de sécurité.bbc.com+2
L'étape de Macron au Qatar a mis fin à une tournée auprès des fournisseurs d'énergie du Golfe. Au cours de ce voyage, il a obtenu 100 000 tonnes supplémentaires de diesel par mois des Émirats arabes unis, avec 100 000 tonnes supplémentaires à confirmer à Bahreïn.belfasttelegraph.co.uk
À Paris, Lecornu a rencontré mercredi cinq grandes confédérations syndicales. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a déclaré que le gouvernement devait répondre aux manifestations "par des réponses politiques plutôt que par la répression". Plusieurs syndicats ont appelé à une journée nationale de grèves et de manifestations le 5 novembre.rfi.fr