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cnbc.com.france24.com.lcp.fr+1.Le président Emmanuel Macron a promis, lors d'une allocution télévisée dimanche 18 octobre, que les personnes ayant saccagé et pillé les villes françaises en paieraient le prix. "Ce soir, nous ressentons tous de la colère et de la honte", a-t-il déclaré. "Ceux qui ont détruit doivent payer", a-t-il ajouté, qualifiant les violences d'"inédites" et de "déchaînées". Ce discours intervient au lendemain de manifestations contre la vie chère qui ont dégénéré en émeutes. Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 2 397 personnes avaient été interpellées samedi et que 997 policiers et gendarmes avaient été blessés, dont sept grièvement.cnbc.com+1
Macron a également promis une "transparence totale" sur la gestion des manifestations par les forces de l'ordre, après des critiques sur le manque de préparation de la police. Il a déclaré avoir demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de "tirer toutes les leçons nécessaires", notamment en matière de renseignement et de planification. Il a pointé du doigt des "éléments insurrectionnels issus de groupes d'extrême gauche radicaux, rejoints par de nombreux délinquants".lemonde.fr+1
Plus d'un demi-million de personnes ont manifesté samedi. Les rassemblements ont mêlé un mouvement étudiant vieux d'un mois à une colère plus large face à la hausse des prix et à la dégradation des services publics. Un manifestant est décédé d'un arrêt cardiaque à Paris, et de nouveaux affrontements ont éclaté dans la capitale dimanche. Des émeutiers ont mis le feu à l'hôtel de ville historique de Limoges et ont attaqué des commerces et des bâtiments publics à Marseille, Lyon et Grenoble. La préfecture de police de Paris a fait état d'un nombre record de 855 arrestations dans la région parisienne. Un syndicat du commerce de détail a indiqué qu'environ 1 500 magasins avaient été endommagés.reuters.com+2
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a imputé la violence à l'"ultragauche". La favorite de l'extrême droite, Marine Le Pen, a accusé le parti La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon de "légitimer la violence". Elle a affirmé que les manifestants avaient des "revendications sociales légitimes" mais qu'ils étaient pris en étau entre les mesures d'austérité du gouvernement et les "activistes insurrectionnels". Mélenchon avait appelé ses partisans à rejoindre les cortèges. Il a déclaré que l'accuser était une tentative d'affaiblir sa candidature présidentielle et a reproché à Macron d'avoir "laissé la situation se dégrader". Il a également rappelé aux manifestants que le pillage était "contraire à nos méthodes".politico.eu+2
Des responsables politiques de gauche comme d'extrême droite ont réclamé la démission de Nuñez. La cheffe des Verts, Marine Tondelier, a estimé qu'il avait "clairement sous-estimé" la situation et laissé "des villes entières" aux mains des émeutiers. Un porte-parole du Rassemblement national l'a qualifié de "totalement incompétent" pour gérer le chaos. Nuñez a apporté son "soutien total" aux forces de l'ordre et n'a pas répondu directement aux appels à la démission.lcp.fr+1
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, prévoit de proposer une enquête parlementaire mardi. Elle porterait sur les violences et sur d'éventuels "dysfonctionnements" dans la stratégie de maintien de l'ordre. Les maires de Paris, Marseille et Lyon ont demandé à rencontrer le Premier ministre, invoquant "l'ampleur des dégâts et la gravité de la situation".abcnews.com+1