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hdfcskyreuters+1reutersLe brut Brent a terminé le premier semestre 2026 en se négociant près de 73 dollars le baril, complétant un revirement spectaculaire par rapport aux sommets atteints en temps de guerre après que les progrès diplomatiques entre Washington et Téhéran ont dissipé une grande partie de la prime de risque géopolitique qui définissait les marchés mondiaux de l'énergie depuis des mois.
Vendredi, les contrats à terme sur le brut Brent ont légèrement augmenté pour atteindre environ 72,30 dollars le baril, les deux indices de référence étant en passe de clôturer la semaine sans grand changement. La modération des échanges marquait un contraste frappant avec la fin avril, lorsque le Brent avait atteint un sommet intrajournalier de 126,41 dollars — un pic de quatre ans — alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz menaçaient d'étouffer un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole.hdfcsky+3
Le conflit, qui a débuté le 28 février lorsque les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes coordonnées contre des cibles à l'intérieur de l'Iran, a fait grimper les prix du pétrole d'environ 60 % par rapport aux niveaux d'avant-guerre proches de 70 dollars le baril. La fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz — le point d'étranglement pétrolier le plus critique au monde — a amplifié les craintes concernant l'approvisionnement et a poussé le Brent à son sommet d'avril.youtube+3
Le tournant a eu lieu à la mi-juin, lorsque, après 108 jours de guerre, les États-Unis et l'Iran ont annoncé un accord préliminaire négocié par le Pakistan. L'accord, formalisé par un protocole d'accord signé à Genève, prévoyait la réouverture du détroit d'Ormuz au transport maritime sans péage et la levée du blocus naval américain contre l'Iran.aa+1
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a déclaré fin juin que le mouvement pétrolier à travers le détroit d'Ormuz était revenu aux niveaux d'avant le conflit, avec des escortes militaires facilitant la sortie des pétroliers. Environ 20 millions de barils de brut ont transité par la voie navigable en une seule période de 24 heures, selon Wright, qui s'exprimait lors du Reuters Global Energy Forum.reuters
L'afflux d'approvisionnement a poussé le Brent à son niveau le plus bas depuis avant la guerre le 24 juin, s'établissant à 73,74 dollars ce jour-là. Les expéditions de brut physique étaient vendues à des taux réduits alors que les marchés absorbaient l'augmentation rapide de l'offre au Moyen-Orient, l'Iran étant prêt à stimuler ses ventes suite à une levée temporaire des sanctions américaines.reuters
Les analystes s'attendent à ce que les prix restent stables à court terme, soutenus par une demande stable mais plafonnés par la hausse des exportations du Golfe. Cependant, l'incertitude persiste : le protocole d'accord n'a établi qu'une fenêtre de négociation de 60 jours pour régler la question du stock nucléaire, des sanctions et des avoirs gelés de l'Iran. Gulf News a rapporté que le brut Murban a enregistré la baisse récente la plus marquée parmi les indices de référence, chutant de près de 5 % le 2 juillet.gulfnews+3
J.P. Morgan JPMorgan Chase & Co. a revu à la baisse ses prévisions pour le Brent pour le second semestre 2026, projetant une moyenne de 86 dollars par baril au troisième trimestre et de 80 dollars au quatrième — des niveaux qui impliquent toujours une prime par rapport aux prix au comptant actuels, reflétant la fragilité d'un processus de paix qui reste, comme l'a décrit un diplomate, une « feuille de route » plutôt qu'un accord final.time+1