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reuterscentcom+1cnbcLes contrats à terme sur les actions américaines ont reculé vendredi alors que les investisseurs évaluaient les tensions militaires renouvelées entre les États-Unis et l'Iran à l'approche du week-end, suite à deux nuits consécutives de frappes aériennes américaines qui menacent de faire échouer un fragile cessez-le-feu.
Les contrats à terme sur le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont fléchi lors des échanges avant l'ouverture, les E-minis du S&P 500 chutant d'environ 0,2 %, selon Reuters. Ce repli a mis fin à une forte hausse de Wall Street plus tôt dans la semaine, alors que le risque géopolitique s'est réaffirmé sur les marchés.reuters
Les inquiétudes du marché ont fait suite à une escalade rapide entre Washington et Téhéran. Le Commandement central américain a déclaré avoir frappé environ 90 cibles militaires iraniennes entre mercredi soir et jeudi, notamment des systèmes de défense aérienne, des actifs de surveillance côtière, des sites de stockage de missiles et de drones, ainsi que des capacités navales le long du littoral iranien. Les frappes sont intervenues après que le président Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu vieux de trois semaines était « terminé » en réponse aux attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz.centcom+3
L'Iran a riposté en ciblant des infrastructures militaires américaines au Koweït, au Qatar et à Bahreïn, selon Reuters, frappant des systèmes de missiles Patriot avec des drones et attaquant une installation de stockage de carburant. Le ministère iranien de la Santé a déclaré que les frappes aériennes américaines avaient tué au moins 14 personnes et en avaient blessé 78 en deux jours.aljazeera+2
La confrontation a mis sous forte pression le protocole d'accord négocié par le Pakistan et signé le 16 juin, qui avait établi une fenêtre de négociation de 60 jours devant expirer le 21 août.aljazeera
Les marchés pétroliers ont oscillé tout au long de la semaine. Le brut Brent a dépassé les 80 dollars le baril mercredi — sa plus forte hausse quotidienne depuis mai — après la déclaration de cessez-le-feu de Trump, selon CNBC. Mais les prix se sont inversés jeudi, les traders pariant que le conflit ne dégénérerait pas en une fermeture totale du détroit d'Ormuz, le Brent se stabilisant autour de 77 dollars le baril.reuters+1
The Wall Street Journal News Corp a rapporté que les réserves de pétrole américaines ne sont pas adéquatement préparées à une perturbation prolongée, notant que si le trafic des pétroliers via Ormuz avait commencé à se normaliser après le cessez-le-feu de juin, les stocks n'avaient pas encore été reconstitués.wsj
Malgré la rhétorique hostile, les analystes s'attendent à ce que les canaux diplomatiques rouvrent. Les analystes de Citibank Citigroup Inc. ont déclaré jeudi à leurs clients que les États-Unis et l'Iran devraient reprendre les négociations d'ici quelques semaines. Le département du Trésor américain a révoqué sa dérogation temporaire sur les sanctions pétrolières iraniennes, toutes les nouvelles transactions étant interdites après le 17 juillet.aljazeera+1
Téhéran a déposé une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies, dénonçant les frappes comme un « crime de guerre » et accusant Washington de violer l'accord intérimaire.aljazeera