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bloomberg+1Reuters+1U.S. News & World ReportLes entreprises philippines et thaïlandaises sont confrontées aux plus fortes révisions à la baisse de leurs bénéfices en Asie du Sud-Est, alors que le conflit en Iran continue de perturber les chaînes d'approvisionnement énergétique, incitant les gouvernements de la région à renforcer leur coopération en matière de sécurité énergétique grâce à de nouveaux accords signés jeudi en Russie.
Les données de Bloomberg montrent que les bénéfices des entreprises philippines devraient chuter de 20 % au cours du trimestre actuel — la pire contraction depuis 2022 — tandis que les entreprises thaïlandaises font face à des révisions à la baisse tout aussi brutales, selon un rapport de Bloomberg publié mercredi. Les deux économies figurent parmi les plus exposées de la région en raison de leur forte dépendance aux importations de pétrole et de gaz du Moyen-Orient, perturbées par la fermeture du détroit d'Ormuz depuis début mars.bloomberg+1
Les recherches de Maybank Malayan Banking Berhad indiquent que plus de 90 % des importations de pétrole des Philippines proviennent du Moyen-Orient, tandis que la Thaïlande dépend de cette région pour environ 60 % de son approvisionnement. Cette vulnérabilité contraste avec les pays exportateurs de matières premières comme l'Indonésie, qui ont fait preuve d'une plus grande résilience face à la hausse des prix du brut.bloomberg
La douleur sur les bénéfices reflète une tension économique plus large. Les investisseurs étrangers ont vendu pour 823 millions de dollars nets d'actions thaïlandaises rien qu'en mars, selon Reuters, alors que les prix du pétrole grimpaient vers les 100 dollars le baril après le déclenchement de la campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran fin février. Les Philippines avaient précédemment déclaré l'état d'urgence énergétique national en réponse à la crise.Inquirer.net+2
Dans ce contexte, les nations de l'ASEAN et la Russie ont signé jeudi une déclaration commune lors d'un sommet à Kazan, s'engageant à accroître leur coopération dans les domaines des énergies renouvelables, du gaz naturel et du GNL. L'accord couvre également l'énergie nucléaire civile, l'hydrogène et les technologies d'efficacité énergétique, les deux parties s'engageant à développer le commerce et les partenariats commerciaux à long terme dans les secteurs du pétrole, du gaz et de l'électricité.Reuters+1
La déclaration fait explicitement référence à l'insécurité énergétique croissante causée par les tensions géopolitiques et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement. Elle soutient les initiatives d'infrastructure menées par l'ASEAN, notamment le réseau électrique de l'ASEAN et le gazoduc trans-ASEAN, tout en appuyant le plan de coopération énergétique récemment adopté par le bloc pour 2026-2030.https://www.uniindia.com/news/world/russia-asean-joint-statement/3881237.html+1
La double pression de la détérioration des bénéfices et de la vulnérabilité énergétique souligne l'urgence pour l'Asie du Sud-Est de diversifier ses sources d'approvisionnement. L'économie thaïlandaise n'a progressé que de 2,4 % l'an dernier et connaissait déjà une déflation avant le début du conflit. Le gouvernement philippin a mis en place une aide financière pour les travailleurs touchés, mais les analystes préviennent qu'un conflit prolongé pourrait faire tomber la croissance du PIB du deuxième trimestre en dessous de 3 %.U.S. News & World Report+1
« Le risque persiste que les marchés sous-estiment les conséquences à long terme de la crise énergétique, ce qui pourrait nuire à la consommation et perturber les exportations et le tourisme », a déclaré à Reuters Daniel Tan, gestionnaire de portefeuille chez Grasshopper Asset Management.U.S. News & World Report