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bloomberg.com.bloomberg.com+1.thenationalnews.com.La demande mondiale de pétrole chutera d'environ 3 millions de barils par jour en 2026 et mettra un an à retrouver son niveau d'avant la guerre entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré Russell Hardy, PDG du groupe Vitol, lors de la conférence énergétique Adipec à Abou Dabi ce lundi 2 novembre, selon Bloomberg. Hardy dirige le plus grand négociant indépendant de pétrole au monde, et ses prévisions sont plus pessimistes que celles de l'Agence internationale de l'énergie. L'AIE a projeté le mois dernier une baisse de la demande de 2,6 millions de barils par jour cette année, bien que le chiffre de Hardy soit globalement conforme à un consensus qui ne cesse de s'assombrir, a rapporté Bloomberg.bloomberg.com
Hardy a précisé que la demande pourrait terminer l'année environ 3 millions de barils par jour en dessous des niveaux de 2025, a rapporté Quantum Commodity Intelligence. La reprise pourrait prendre plus d'un an, selon Energy Connects. Il a souligné que le marché s'est adapté mais manque de résilience. Les stocks sont bas, les capacités de raffinage excédentaires sont limitées et des capacités de raffinage restent à l'arrêt en Chine, au Moyen-Orient et en Russie. Il a averti qu'un ralentissement saisonnier pourrait être suivi d'un printemps difficile avec la reprise de la demande.qcintel.com+1
Dans un essai publié en marge de la conférence, Hardy a écrit qu'en excluant la période du COVID-19, il s'agit de la plus forte baisse annuelle jamais enregistrée de la demande de pétrole. Il a expliqué que la majeure partie de cette chute provient des carburants de transport et des matières premières pétrochimiques, et que « la demande ne rebondira que lorsque les prix reviendront à leurs moyennes à long terme », selon Energy Connects. Vitol s'attend toujours à ce que la demande continue de croître jusqu'au début des années 2030.energyconnects.com
Lors de la même conférence, le ministre de l'Énergie des Émirats arabes unis, Suhail Al Mazrouei, a déclaré que les exportations du pays étaient parfois supérieures à celles d'avant la guerre, malgré les perturbations dans le détroit d'Ormuz. « À un certain moment, nous avons fait mieux qu'avant grâce à notre travail continu », a-t-il déclaré, selon The National. Il n'a pas communiqué de volumes précis. Les données de Kpler citées par le journal ont montré des exportations de 3,94 millions de barils par jour en juin, contre un plus bas historique de 2,13 millions en mars. Reuters a rapporté qu'Abou Dabi a rapidement développé les transferts de navire à navire. L'analyste d'Energy Aspects, Richard Bronze, a déclaré à Reuters que les EAU « produisent au-dessus des niveaux d'avant-guerre depuis juin ». Al Mazrouei a également crédité le pipeline Habshan-Foujaïrah, qui contourne Ormuz, selon Energy News Africa.thenationalnews.com+2
Dans son discours d'ouverture, le chef d'Adnoc, Sultan Al Jaber, a déclaré que près d'un milliard de barils ont été puisés dans les stocks mondiaux depuis la perturbation d'Ormuz. « Pour le dire simplement, le monde a épuisé ses réserves de sécurité », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les coûts d'expédition et de logistique sont passés de moins de 5 % à plus de 30 % du prix d'un baril, a rapporté OilPrice.com.thenationalnews.com+1