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cbsnewsreuters+1cbsnews+1Le Pakistan a discrètement autorisé des avions militaires iraniens à se garer sur ses aérodromes pendant le conflit américano-iranien, alors même qu'Islamabad se positionnait comme le principal médiateur diplomatique entre Washington et Téhéran, a rapporté dimanche CBS News, citant des responsables américains au courant du dossier.cbsnews
Cette révélation complique l'image que le Pakistan a cultivée en tant qu'intermédiaire neutre dans une guerre qui en est maintenant à sa dixième semaine, soulevant des questions sur la manière dont Islamabad a équilibré des loyautés concurrentes pendant l'une des périodes les plus volatiles du conflit plus large au Moyen-Orient.
Selon des responsables américains qui se sont confiés à CBS News sous couvert d'anonymat, Téhéran a envoyé plusieurs avions à la base aérienne de Nur Khan de l'armée de l'air pakistanaise — une installation militaire stratégiquement importante juste à l'extérieur de la ville de garnison de Rawalpindi — quelques jours après que le président Donald Trump a annoncé le cessez-le-feu avec l'Iran début avril. Parmi le matériel militaire se trouvait un RC-130 de l'armée de l'air iranienne, une variante de reconnaissance et de collecte de renseignements de l'avion de transport tactique Lockheed C-130 Hercules .moneycontrol+1
L'Iran aurait également envoyé des avions civils vers l'Afghanistan voisin, bien qu'il ne soit pas clair si des avions militaires figuraient parmi ces vols. Un haut responsable pakistanais a rejeté ces affirmations, déclarant à CBS News que "la base de Nur Khan est en plein cœur de la ville, une grande flotte d'avions garés là ne peut pas être cachée aux yeux du public".cbsnews
Les mouvements d'avions se sont déroulés dans le contexte du rôle diplomatique le plus important du Pakistan depuis des décennies. Le Pakistan a aidé à négocier le cessez-le-feu du 8 avril entre les États-Unis et l'Iran, et a depuis fait la navette avec des propositions entre les deux parties visant à un protocole d'accord temporaire pour arrêter les combats et rouvrir le détroit d'Ormuz.nytimes+1
Dimanche, le Premier ministre Shehbaz Sharif a confirmé que le maréchal Asim Munir l'avait informé que le Pakistan avait reçu la réponse formelle de l'Iran à une proposition de paix américaine en 14 points. Islamabad a ensuite transmis la réponse à Washington. La contre-offre de l'Iran comprenait des demandes de réparations de guerre, la souveraineté sur le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions et la libération des avoirs gelés. Trump a rapidement rejeté la proposition sur les réseaux sociaux comme "TOTALEMENT INACCEPTABLE".cnbc+5
Ce double rôle souligne la corde raide sur laquelle marche le Pakistan entre ses liens croissants avec la Chine — qui a fourni environ 80 pour cent des principales importations d'armes du Pakistan entre 2020 et 2024, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm — et son désir de maintenir sa crédibilité auprès de Washington. La Chine, le plus puissant soutien international de l'Iran, a publiquement salué les efforts de médiation du Pakistan.moneycontrol+1
Lundi, Trump a déclaré que le cessez-le-feu était sous "assistance respiratoire massive", affirmant aux journalistes qu'il avait "environ un pour cent de chances de survie". Des affrontements à petite échelle se sont poursuivis autour du détroit d'Ormuz pendant le week-end, les Émirats arabes unis signalant de nouvelles frappes de drones iraniens sur leur territoire, selon Reuters.dawn+1