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ynetnews+1timesofisrael+1newarab+1La Knesset israélienne a voté lundi à une écrasante majorité pour établir un tribunal militaire spécial afin de poursuivre les Palestiniens détenus pendant et après les attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023, créant un cadre juridique qui pourrait conduire à des peines de mort pour ceux reconnus coupables de génocide et d'autres chefs d'accusation.
La législation, qui a été adoptée en deuxième et troisième lectures avec un large soutien bipartisan, établit un tribunal militaire dédié à Jérusalem pour juger environ 350 à 400 suspects capturés en Israël entre le 7 et le 10 octobre 2023. Le projet de loi a été coparrainé par le député du Sionisme religieux Simcha Rothman et la législatrice de l'opposition Yulia Malinovsky du parti Yisrael Beytenu.ynetnews+3
Les législateurs et les responsables ont présenté les procédures comme un moment historique de la jurisprudence israélienne. Le ministre de la Justice, Yariv Levin, a déclaré lors d'une conférence de presse dimanche que la loi « garantit non seulement que justice soit faite, mais aussi que le dossier historique du massacre horrible — des victimes, des otages et des responsables — perdure pour les générations à venir ».timesofisrael
Malinovsky a qualifié les procédures prévues de « procès Eichmann moderne », invoquant le procès en 1961 par Israël du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann — l'une des deux seules fois où Israël a appliqué la peine capitale. Contrairement à ce cas, qui impliquait un seul accusé, ces procès concerneraient des centaines de suspects sur plusieurs sites d'attaque, notamment Be'eri, le festival de musique Nova et Nir Oz.ynetnews+1
Les sessions clés — y compris les déclarations liminaires, les verdicts et le prononcé des peines — seraient diffusées sur un site Web dédié et enregistrées pour les Archives de l'État. Les accusés participeraient en grande partie par vidéo depuis la prison.jpost+1
Le tribunal serait autorisé à poursuivre les suspects pour crimes contre le peuple juif, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide en vertu de la loi israélienne de 1950 sur la prévention du génocide. Une condamnation pour génocide entraîne une peine de mort obligatoire, bien que les responsables juridiques aient averti que prouver une intention génocidaire spécifique pourrait être difficile dans de nombreux cas.timesofisrael+2
Chaque panel judiciaire serait composé de trois juges, les appels étant automatiquement déclenchés dans tout cas de peine de mort et entendus par un panel dirigé par un juge retraité de la Cour suprême. La législation interdit également à tout accusé inculpé ou condamné en vertu de cette loi d'être libéré dans le cadre de futurs accords d'échange de prisonniers.jpost+2
Les organisations de défense des droits de l'homme ont condamné la législation. Adalah, le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, a déclaré qu'elle « représente un effondrement total de l'État de droit » et a averti que les procédures équivaudraient à des « procès spectacles ». Amnesty International a déclaré que le projet de loi risque de « normaliser une punition irréversible qui viole les normes internationales des droits de l'homme ».newarab
Budour Hassan, chercheuse d'Amnesty sur Israël et les territoires palestiniens occupés, a déclaré que l'obligation de rendre des comptes pour le 7 octobre « doit passer par des procédures judiciaires équitables, indépendantes et transparentes conformément au droit international ».newarab
Les responsables militaires ont estimé que la mise en œuvre complète pourrait prendre près d'un an, les préparatifs incluant la mise en place d'une salle d'audience dédiée et d'une infrastructure de poursuite. La législation est distincte d'une loi sur la peine de mort adoptée en mars 2026 ciblant les Palestiniens reconnus coupables d'attaques meurtrières en Cisjordanie, qui ne s'applique pas rétroactivement aux suspects du 7 octobre.timesofisrael+3